AccueilFAQRechercherS’enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 Getting away with murder [Jamie&Jon]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Joan Eden
*{ Darker than Black | Admin



Inscrit le : 22 Avr 2008
Messages : 217
Âge : 26 ans

Secret Files
Powers: * Absorbtion des chairs
Clan: *Miam’s Slave
File Relations:

MessageSujet: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mer 14 Mai - 13:26

C’est le manque d’oxygène et un léger goût de pourriture qui réveilla Joan – ou peut être la fit réfléchir sur sa situation. Quelques fois, la saveur de notre propre bouche nous dégoûte mais elle avait beau chercher dans sa mémoire mais aucun souvenir ne venait justifier ce goût affreux entre sa langue et son palet. Il lui fallut plusieurs secondes pour déterminer la sensation exacte. C’était un tissu rugueux, cependant mouillé, avec une arrière odeur de pourriture et peut être même des écailles de poison. Etait-elle entrain de devenir une sirène ? Ce serait fort dommage puisque Aaron semblait bien aimer ses jambes.
Ce fut d’abord l’incompréhension. Joan se grillait les méninges pour essayer de deviner la provenance de ce tissu entre ses joues. Cela ne lui ressemblait pas. Elle ne mangeait jamais les draps des autres – encore moins les siens puisqu’elle en avait pas. La tête, les cuisses, les doigts et même les chats des autres. Mais jamais les draps ou les vêtements. Il fallait connaître ses propres limites. C’était une question de politesse – selon elle. Son père lui avait toujours dit que détériorer les objets des autres n’était pas respectueux et il ne fallait le faire qu’en cas d’urgence. C'est-à-dire qu’il cassait toujours les verrous des maisons – c’était certainement indispensable et urgent.

Ce fut ensuite l’inquiétude qui vint mariner Joan à la manière d’une viande trop dure qu’on désire cuire bientôt. Le poivre de ses mains – légers picotements – lui indiqua qu’elle était attachée. Ne pouvant pas non plus gigoter ses pieds, c’est tout un monde d’angoisse qui vint s’acharner sur sa pensée ; les scénarios les plus terribles défilant devant le noir de ses yeux. Pourtant Joan était certaine, ils étaient bien ouverts.
Confie comme un saucisse, empaqueté comme un elfe, Joan prit le temps de se calmer. Que risquait-elle de toute manière ? Si quelqu’un désirait la violer il y avait deux options ; il est mignon et ça marche, il est laid et elle le mange. La torture ne lui faisait pas plus peur. Depuis que Liam l’avait tabassé comme un mari ivrogne, elle prenait encore plus son pied quand les objets contendants venaient jouer du violon sur ses os. Il n’y avait, en effet, qu’une seule chose qui l’effrayait. Rester attaché pendant une éternité, jusqu’à dessécher. D’ailleurs, il faisait fichtrement chaud.

- « Elle s’est réveillé, je crois. »
- « Déjà ? »


Les voix ne lui étaient pas plus familières que la peinture d’Hitler. Mais certainement elle aurait fait la même grimace en la voyant. C’était quoi ce borde ? Depuis quand on kidnappait les bonnes femmes ?... Sa réflexion et sa révolte intérieure n’avaient pas le temps de se développer, que déjà on lui enlevait le bandeau des yeux et la lumière vint agresser sa pupille. Il léger râle brisa ses lèvres écartelés et elle s’aperçut dans le reflet du sol. C’était un sale tissu qu’ils lui avaient fourré dans la bouche…
Linton Heathcliff se tenait devant elle. Fier comme un prince, le visage blanc comme un linge dont la candeur disparaissait à la minute où il sourit ; révélant quelques dents en métal précieux si brillantes que ça donnait la nausée. La bouche fermé, Joan aurait peut être pu songer à sa beauté.
- « Je suis désolé d’en arriver là. Tu m’as obligé à utiliser la manière forte. » Soupira-t-il. Ses collègues ricanèrent. Etait-ce vraiment drôle ? Linton roula des yeux. Ca ne l’était pas. Cette expression exaspérait visait-elle à instaurer une forte de confiance entre Joan et lui ?
Ses doigts virent se faufiler vers la nuque de la pactisane et il enleva le tissu de sa bouche. Ses mains, toujours gantés depuis qu’elle le connaissait, le faisaient certainement transpirer comme un porc. Cependant jamais une goûte de sueur se perla sur son front.
- « Je te garderai jusqu’à ce que tu acceptes ! »
- « Naturellement, j’accepte ! »
Déclara Joan, évidemment.
Linton arqua un sourcil, se surprenant lui-même d’avoir cru une fraction de seconde à cette déclaration. Il s’accroupir ensuite, laissant sa main gantée de promener dans ses cheveux blonds et bouclés à l’odeur de shampoing qui ne pique pas les yeux et évite les nœuds. Tout en lui était tellement décalé. Son visage frêle allait mal avec ses dents en or et sa voix sans un soupçon de virilité semblait si autoritaire lorsqu’il l’accompagnait d’un regard très noir, alors que ses yeux étaient bleus. Vivement qu’il me frôle par mégarde, pour que je le fasse disparaître et apaiser les yeux de tout le monde.
- « Je te payerais… non, je t’offres tout ce que tu veux ; dans les limites du raisonnable bien sûr. » Il la défia du regard avant de reprendre sur un ton bienveillant d’ami de longue date. « Crois moi, il vaut mieux que je sois ton allié que ton ennemi. »
- « J’ai pas d’allié, encore moins d’ennemi. J’ai que des pots de colle et des emmerdeurs. »
Ah ! Elle était fière de sa phrase la Joan, et ses mains s’agitaient entre ses liens en arrachant des petits bouts de peau. Ils l’avaient ligoté sacrément bien. Il fallait reconnaître leurs mérites sur ce seul point.

Linton, comme s’il n’avait pas entendu l’insulte implicite, se releva et commença une marche inquiète, à la manière d’une danse de séduction d’autruche.
- « Il s’appelle Jamie. C’est tout ce que je sais. Envoyé par la BSS… »
- « Un nom de yaourt ? »
- « … »
- « Non ? »
- « Pour récolter des informations sur mes actions. » Continua Linton, comme s’il était offusquait qu’on ose l’interrompre.
- « Je m’en fou. »
- « Il faut que tu t’en débarrasse… »
- « Rien à branler »
- « …avant qu’il devienne vraiment un grave problème. Il fait semblant d’être bête mais… »
- « Comme toi ? »
- «…mais est extrêmement intelligent. »
- « Pas comme toi alors… »

Linton soupira, glissant avec insistance ses mains derrière sa nuque, regardant d’un air presque incrédule la pactisane attaché. Cette attitude était incompréhensible. N’avait-elle pas peur de mourir ?
Mais au moins de l’hypnotiser, Joan ne rendra service à personne. Sauf à Liam, évidemment.
- « Une question t’intrigue certainement. » Constata Linton.
- « Non… pas vraiment. »
- « Tu te demandes pourquoi je ne le fait pas moi-même ? »
- « Beh maintenant que tu le dis, en effet c’est bizarre. »
L’homme soupira encore, s’imaginant certainement l’empire qu’il fonderait qu’il pouvait tuer les gens rien qu’en les touchant.
- « J’ai déjà perdu mes meilleurs hommes.. .»
- « Et les femmes ? »
- « Jamie semble ne pas se méfier mais en vérité il est extrêmement prudent. Il faut que tu le séduises et que tu gagnes sa confiance. Je ne connais pas ses pouvoirs… il est certainement très habile pour les dissimuler et tuer tous ceux qui l’ont vu. Toi il te suffit d’un contact physique… »
Brusquement, Linton attrapa les rebords de la chaise et recommença son manège de regard tueur et effrayant. Joan fut assaillit par un doute : mettait-il du maquillage ?
- « Que veux tu en échange ? » Aboya l’homme comme s’il s’échauffait avant d’aller chanter à l’opéra.
- « Il y a bien quelque chose… » Grommela Joan alors que les iris de Linton s’illuminaient d’un espoir qu’il craignait déçu. « Embrasse moi. »

Ce fut comme si l’homme n’avait pas comprit qu’elle se foutait de lui. Un rouge étrange monta à ses joues comme s’il avait les mœurs d’un jeune homme du XIXème plutôt que celui d’un démon (ou pactisan) du XXième. Puis lentement il reprit ses esprits ridiculement troublés et rapprocha son visage coléreux de celui de Joan.
- « Je n’ai pas encore envie de mourir. Toi non plus je suppose. »

Ah ! Quel air menaçant !
Ensuite, tout s’enchaîna très vite. Joan, après de longues minutes de besogne douloureuse et de chair arraché, glissa son poignet sanglant hors des liens et vint coller sa paume dégoulinante de liquide écarlate sur la joue de Linton. Enfin, elle vu la frayeur dans ses yeux, savourant quelques instants de cette humiliation, son front si fier jadis devant luisant de sueur anxieuse. L’homme bougea ses lèvres comme un poisson, aucun son n’en sortit. Un coup de feu retentit. Quelques voix, quelques cris. Joan à terre.
- « Espèce d’incapable pourquoi tu as tiré ? » Aboya Linton tout émoustillé par la tournure des choses. « Que va-t-on faire d’un cadavre ? »
Ah ! C’est vrai, on dirait bien que c’est la tête qui a été visé. Ca mettra du temps à guérir.
_________________
avatar by hay_gurl


Theology of Death
by J. Eden

Revenir en haut Aller en bas
Jonathan Connor
Godlesses Still Know Hell



Age : 18
Inscrit le : 20 Avr 2008
Messages : 228
Adresse : The Courtyard, chambre 3022
Race : Pactisan
Mood : You thought I was gonna show any feeling?!
Âge : 44 ans

Secret Files
Powers: Capacités physiques en général améliorées
Clan: Pactisan, Chasseur, Mercenaire
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Jeu 15 Mai - 19:20

Le cerveau humain fonctionne tout comme une pyramide de trois programmes informatiques empilés, chacun avec sa tâche précise, unique, ne prenant les données de ce qui les concernent directement. Ou du moins c’était la théorie que Connor avait élaborée lors de ses nombreux voyages interminables en voiture, autant du temps de son bon vieux camion que maintenant qu’il se promène en sa rutilante Mustang Mach1 1972* noire et chromée. Un homme ne pouvait se passer d’un outil tel que ce bolide à moteur imposant, autant qu’un bûcheron ne pouvait se passer de la plus titanesque scie à chaîne, mais une fois qu’il avait en sa possession un tel joujou et que l’heure n’était pas à l’amusement mais à l’efficacité, un homme doit à tout prix garder son esprit occupé.

Donc première couche programmée : la survie, toutes ces composantes de base inconsciente qui permettent de rester en vie, de la régulation des besoins primaires aux réactions et réflexes devant un danger imminent. Un aspect essentiel, cerveau reptilien selon les livres. Une information entre ici, aussitôt une réaction en découle aussi vite qu’une calculatrice ferait 1+1. Deuxième couche : ce qui distingue l’humain des animaux, le programme social, l’apprentissage des règles et de l’éthique, les évidences qui proviennent de nulle part tel « grimper debout sur une table alors qu’il y a un repas chic en cours n’est pas du tout civilisé et doit être évité. ». Embarras, peur des conséquences, ou alors cette petite voix de la conscience qui nous murmure quelques conseils désagréables mais malheureusement sages. Dernière couche, et celle-là Connor était fier de l’avoir cernée, le programme narcissique : la fierté justement, l’orgueil, la personnalité, le goût d’un peu de neuf dans sa vie… C’était à ce niveau du cerveau qu’une personne pouvait décider d’aller contre les règles sociales et même contre sa santé pour poser un geste, comme un jeune flamboyant qui accélérerait devant un feu rouge ou celui qui s’automutilerait. Sinon comment expliquer le fait que les gens s’opposent aux deux premières couches de base que d’en inventer une autre qu’il baptisa Narcissique…?

Ces petites théories philosophes défilèrent en un éclair dans les pensées du mercenaire alors qu’une option s’offrait à lui, une seule qui malgré l’excentrisme serait la plus efficace de toute. Un éclair : il s’était fait inviter sous un faux nom pour une soirée privée dans une maison de jeux clandestin organisée par le patron de quelque organisation criminelles colossales à en devenir. Était-ce les audition pour : qui sera le groupe le plus riche et cruel? Un éclair : habit chic un peu éclectique, son long manteau noir, ses armes dissimulées, une place à une table quelconque. Jonathan avait donc évolué dans cet atmosphère plus enfumée que les tranchées de la première guerre mondiale, jouant de toute sa subtilité, écoutant les discussions, recherchant la moindre information sur l’affaire qui l’avait amené à Chicago, le contrat qui en valait la peine monétairement. Son portefeuille lui parlait à l’oreille, lui s’infiltrait dans les discussions, tout aurait put fonctionner à merveille comme il l’avait fait plusieurs fois auparavant. Un éclair : tout avait mal tourné au moment ou un unique laquais de malfrat l’avait reconnu, et d’après l’échange qu’il eut avec son patron, sous les yeux bleus de Connor mais hors de porté de son ouie, le patron n’appréciait pas le fait qu’un de ses invités soit un mercenaire qui se faisait passer pour un contrebandier, encore moins si la dernière fausse identité de ce mercenaire était celle d’un Marshall de l’État… Un éclair et on le croyait flic, un éclair et la rumeur se répandis si bien que les gardes du corps de ces mafieux eurent bientôt leurs armes en main…

Couche numéro 1, celle Survie : une douzaine d’armes prêtes à être braquée sur lui, sans compter celle dissimulée des autres criminels présents sur place. Connor scanna l’endroit de son regard d’aigle et repéra ce qu’il lui fallait : une table de jeu monumentale en chêne massif, recouverte d’un tapis rouge vin et de quelques cartes éparses, entourée d’homme très importants à en juger par leur complet habillé. Programme numéro 2, celui Social : déranger les bons messieurs très riches et graves n’est pas sage. Au diable la sagesse, du moins celle-là : maintenant c’était une question de survie, encore, et il doutait que s’expliquer règlerait la situation…

Place au théâtral, un jeu d’acteur qui lui sauva souvent la peau : d’un pas pressé et énergique, le grand chasseur se dirigea vers la table en profitant du fait que ce n’était qu’une poignée de la clientèle qui voulait sa peau et que les inconscients constituaient un certain barrage entre lui et ceux qui lui en voulaient. Puis une tape délicate sur l’épaule du monsieur le plus âgé et le plus richement habillé : aussitôt que ce dernier se retourna avec un air inquisiteur logé entre ses rides, Jonathan sortit son plus puissant revolver, un magnifique Desert Eagle** chromé, le pointa directement entre les deux yeux médusé du vieux et le saisit au collet de sa poigne de fer de son autre main. Sans verser une goutte de sueur, il hissa sa prise sur la lourde table, sous le regard décontenancé et effrayé de la clientèle et de leurs escortes féminines, avant d’y grimper lui aussi avec agilité. Programme numéro 2 : grimper sur une table et menacer de mort un vieux monsieur n’est pas très sage…

Il fit en sorte que le riche bonhomme ne puisse s’échapper de son emprise, le plaquant contre lui-même et plaquant la pointe de son arme sur la tempe de l’otage, et tourna lentement sur lui-même, prenant soin d’exhiber clairement sa proie. Jonathan était sérieux, Jonathan était professionnel, mais il arborait ce sourire grinçant et inquiétant d’homme psychopathe ayant perdu les pédales, tenant la foule hypnotisée par ses talents d’acteur… De toute façon, rien n’était pus dangereux qu’un fou à lié, armé, avec un otage et qui ne semblait pas craindre un affrontement ou la mort… Programme numéro 3 : s’opposer à toute logique pour sa gloire… mais aussi pour se sortir de cette situation… donc il est possible d’atteindre deux programmes à la fois, Connor devra y réfléchir lorsque ce sera le bon moment.


« Et bien, je vois que tout le monde ici a revêtu leur costume le plus chic et ces dames ont même leurs diamants! Comme je suis grossier d’ainsi déranger votre petite fête, à interrompre votre partie comme ça, sans prévenir… »

Le mercenaire commença à parler d’une voix forte d’orateur, mais avec ce soupçon de démence dans son ton qui laissait les spectateurs avec quelques sueurs froides. Un haut et large garde du corps vêtu en noir fit un pas de côté, amorçant un mouvement vers son arme en espérant réussir un très audacieux coup. Connor ne rata pas cette rumeur du coin de l’œil et aussitôt arma son revolver en un déclic sonore brisant le silence figé de la pièce :

« Non non non, ce ne serait pas très sage, King Kong… Je vous rappelle qu’il y a quelqu’un à porté de balle, et je crois bien que ce quelqu’un est très important pour vous, que vous tous irez même jusqu’à lui servir de carpette si cela pourrait attirer son attention et ses billets verts sur vous… » Jonathan continua, rendant son ton de névrosé prédateur encore plus inquiétant, tapotant la tempe du vieux riche du canon du Desert Eagle.

« Si c’est de l’argent que vous voulez, on peut s’accorder sur un prix… » L’otage commença d’une voix chevrotante trahissant la colère et le mépris pour le fou qui tenait sa vie entre ses mains gantées de noir.

« Wooohoooo, hahahahaha! » Connor l’interrompit immédiatement d’une exclamation d’amusement et d’un ricanement de forcené acté à merveille. « Génial, sérieusement génial : j’ai enlevé un humoriste, voyez-vous cela! Quelle chance! Wow! Hahaha!”

«Alors pourquoi faites-vous cela, je ne vous connais même pas… » Le vieux continua, encore plus irrité de la tournure des évènements. Dans la salle, on entendait des murmures inquiets et effrayés.

« Ici c’est moi qui fais les demandes et c’est moi qui pose les questions… »

Connor lui souffla agressivement à l’oreille entre ses dents serrées, devenant soudainement si menaçant et sérieux que c’en était déstabilisant. Et avant que l’autre se remette de ce choc, Connor enchaîna rapidement, reprenant son ton de psychopathe en cavale s’amusant avec ses victimes, faisant quelques pas sur la table en entraînant son otage pour se placer au centre du meuble et dominer en hauteur les joueurs présents:

« Et maintenant la question à un million de dollar, et ça vaut aussi bien pour vous tous dans la salle : possédez-vous des entrepôts dans le port, je répète : possédez-vous des entrepôts dans le port? »

« Quoi?! Mais qu’est-ce que vous racontez?! » Le vieux patron s’exclama entre la poigne et le canon du mercenaire.

« Mauvaise réponse! »

Connor fit, avant de dégager son arme de la tempe du monsieur et tirer quelques coups sur le luminaire juste au dessus d’eux, faisant voler des éclats de verres et des étincelles comme une averse. Il fut le seul immuable devant cette explosion et ces coups de feu, les clients et même les gardes du corps se jetant au sol, fuyant ou s’accroupissant au son des cris des dames effrayées. Le vieil homme leva les bras pour se protéger la tête alors que l’éclairage faiblissait et la panique régnait encore, mais Connor réajusta sa poigne sur le col de l’otage pour l’empêcher de remuer, avant de continuer son interrogatoire :

«Il ne vous reste qu’une deuxième chance, et je vous signale que si jamais je venais à manquer de balle avec cet arme-ci, et bien j’en ai plusieurs autres en réserve… Alors je répète ma question : possédez-vous des entrepôts au port de Chicago? »

« Oui, oui, mais… lâchez-moi, vous m’étranglez! » L’otage paniqua.

« On verra cela plus tard, maintenant répondez-moi : vous subissez des attaques inhabituelles, des trous dans les murs sans marque d’explosion? » Le Rhodes Islandais continua avec un ton tout aussi bas et agressif.

« Oui, par deux fois la semaine dernière… ça… ça empire et on n’arrive pas à mettre la main sur le coupable… »

« Aucune circonstance particulière? Les vols se font à un intervalle précis? » Jonathan fit en fronçant les sourcils.

« J’en ai aucune idée!... Arg vous m’étranglez! »

Sur cette dernière supplication de l’otage, Jonathan sut qu’il n’aurait plus rien à tirer de son témoin, et savait que le reste des gens présents ne seraient pas coopératif. Toutes les couches hypothétiques de son cerveau s’accordèrent sur le fait qu’il devait maintenant disparaître avant de laisser le temps aux gardes et à ceux armés de se ressaisir. Poussant le vieux patron devant lui, il sauta de la table ou il était perché, profitant de la confusion et la panique semée pour se diriger vers la sortie, menaçant de son arme ceux qui passaient devant lui ou ceux donnant l’impression qu’ils voulaient riposter. Bien vite il atteignit les lourdes portes rouges, mais à ce moment les malfrats armés le repérèrent : ils ouvrirent le feu et Connor eut tout juste le temps de pousser les portes, pousser son otage dehors et se pousser de là.

Une fois dehors, il prit par surprise un doorman qui se tenait à moins d’un mètre de lui, un lecteur de musique et ses oreillettes aux oreilles, et l’assomma d’un coup précis. Sans perdre un instant, toujours en gardant son otage près, il se saisit d’un barreau de la clôture décorative et se servit de sa force meilleure que la moyenne pour l’arracher de sa soudure. Ensuite, il s’en servit pour le glisser entre les deux poignées de la porte pour barricader avec cette barre de fer puis la tordit pour s’assurer qu’un choc ne la ferait pas glisser.


« Il ne faut pas que le système de prévention d’incendie fasse un inspection aujourd’hui : juste ce petit détail vous coûterait un amende très salée… »

Jonathan fit en plaisanterie à l’intention de son otage qui l’avait observé d’un air ébahi. Puis sans crier gare, le mercenaire plongea sa main dans la veste du vieil homme et en ressortit un téléphone cellulaire ainsi qu’un arme de poing. Prévoyant ce chasseur… Il exhiba sa réquisition au vieux patron avec un sourire en coin railleur ayant perdu toute cette agressivité et cette démence, avant de lâcher :

« Seulement une assurance… »

Ensuite, il disparu dans la nuit, au son du moteur de son rutilant bolide, au son de lourd cognement contre la porte barricadé, et en direction du port de Chicago. Un bolide qui fut très rapidement dissimulé une fois sur les lieux, laissant son conducteur en sortir avec prudence et laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité de l’endroit. À quoi cela lui servait-il de se rendre aux entrepôts dans l’immédiat? Premièrement il avait une très appréciable distraction de l’autre côté de la ville pour lui faire un écran de fumée, puis maintenant qu’il en savait plus, mieux valait se lancer en enquête le plus rapidement possible.
Ce « rapidement » impliquait pénétrer un grand bâtiment supposé appartenir à cet autre homme qu’il avait agressé et effrayé il y a quelques minutes de cela, entrer par une fenêtre brisée comme le ferait un voleur, avant de s’enfoncer dans la puanteur de l’humidité et le noir de l’obscurité. Pourtant, cette atmosphère épaisse et lourde ne réussis pas à étouffer le son trop distinct et familier d’une balle tirée dans le silence, le tout porté comme sur des vagues et accompagné par quelques éclats de voix… Quelque chose d’important se produisait… Programme numéro 1 : danger à l’horizon, programme du cerveau numéro 3 : doit à tout prit en trouver la source, au cas ou son enquête et son contrat seraient bientôt achevés avec une victoire facile.

Jonathan se faufila entre les ombres et de lourdes caisses avec l’agilité d’un fauve, mais les nerfs à vif et les sens aiguisé de même type d’animal lorsqu’il est traqué, se dirigeant comme attiré vers les voix inintelligibles et les quelques lueurs timides d’un lumière improvisée et quelconque. La chaleur ici semblait s’incruster et s’entrelacer avec le poids de l’air et de son odeur juste assez agaçante, laissant Jonathan espérer ne pas avoir à courir un marathon : après tout, il n’avait jamais froid, mais cela ne voulait pas dire qu’il était immunisé contre l’effet amortissant et zombiifiant de l’humidité digne d’un bain de vapeur…
Il était maintenant en vue d’un petit groupe, mais pas assez près pour pouvoir déterminer ce qui se produisait. Cette fois-ci, Connor prit la peine d’écouter sa conscience et arrêta sa furtive avancée : se faire remarquer serait aussi catastrophique que sa tournée à la maison de jeux…
-------

* http://www.ashentep.com/webpages/mach1/mach1.JPG
** http://www.waffenhq.de/infanterie/desert-eagle-01.jpg

------
_________________

And there's no room in this Hell...
There's no room in the next...
***

Revenir en haut Aller en bas
Jamie Maddend
Crazy Spy | Admin



Inscrit le : 26 Avr 2008
Messages : 54
Race : Human
Âge : 34 ans

Secret Files
Powers: Une banane et des clopes
Clan: BSS
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 17 Mai - 17:11

Woowwwww, avez-vous déjà remarqué à quel point un hangar pouvait être immense, gigantesque, imprenable ? Oui ? Et bien c’était encore plus évident lorsque vous étiez en train de l’escalader. Un regard vers le sol, et hop, il semblait vous appeler avec le désespoir d’une jeune vierge suppliant pour être déflorée. De quoi convaincre n’importe quel mec digne de ce nom de revenir flirter avec le bitume, quitte à se rétamer face contre terre, mais Jamie n’était pas aussi faible, oh que non, d’autant plus lorsqu’il remarquait les rides naissantes qui marquaient le visage de la prude, ou devrait-on dire de la vieille pour coller parfaitement à la vérité. Se hissant un peu plus, ses doigts se crispèrent sur la paroi changeante, qui se plaisait à lui glisser entre les doigts, vilain poisson… il empestait ce hangar. Pouaaahhh ! Il faudrait qu’il songe à dire à ses missions de sentir meilleur la prochaine fois. Peut-être même leur souffler l’occasion de lui offrir une bière, brune, les blondes avaient un goût de… enfin vous savez, vous allez au toilette et ça ressemble à de la bière avec de la petite mousse.

Lorsqu’il parvint finalement à la lucarne, il la fit céder à l’aide de son petit couteau, jambes écartées pour s’assurer un semblant de stabilité dans sa position hasardeuse. Avant qu’il ne se laisse glisser à l’intérieur, tombant sur ce qui ressemblait à une drôle de grille, son visage jouant au damier brutalement, mais ça ne pouvait que le rendre plus séduisant, comme le Joker.

- « Il s’appelle Jamie. C’est tout ce que je sais. Envoyé par la BSS… »
- « Un nom de yaourt ? »

« Hey on parle de moi ! » s’exclama-t-il tout en se redressant vaguement, rampant pour aller jeter un coup d’œil à ce qui se trouvait en dessous. Une fille qui ressemblait à une saucisse à cette hauteur, parlait à un type qu’il identifia comme étant Linton Heathcliff, un abruti selon lui, mais il intéressait ses patrons alors il fallait leur faire plaisir pour avoir le petit cadeau à la fin du mois.

- « Il faut que tu t’en débarrasse… »

Hein ? Il voulait quoi lui ? Jamie n’était certainement pas un déchet dans lequel on tapait pour le mettre aux ordures comme une vieille télévision usagée, et puis, là c’était juste parce qu’il avait tendance à se conduire comme du poil à gratter, une fois qu’il s’était infiltré, il était tout simplement impossible de s’en débarrasser totalement. Les sangsues avaient encore de quoi apprendre à son contact, là, il ne pouvait y avoir le moindre doute. Il fallait oublier le mec chieur à cette seconde, pour se rendre compte que niveau boulot il savait ce qu’il faisait. Et tandis qu’il sortait son portable de sa poche, remarquant qu’il allait plutôt bien après tous les coups qu’il se prenait continuellement le pauvre, il composa un numéro de téléphone tout en ne quittant pas la scène des yeux, un sourire moqueur narguant ses lèvres alors qu’il entendait la plaisanterie de la fille. Ouais, il allait la sauver et elle l’embrasserait pour ça.

« J’ai du tout frais ! » murmura-t-il au micro de son portable, avant de braquer la petite caméra qu’il contenait sur la scène, zoomant quelque peu pour bien retransmettre ce qu'il se passait, ainsi que les caisses qui l’entouraient, et dans lesquelles il irait bien jeter un coup d’œil ensuite.

Mais à mesure qu’il écoutait ce que l'autre disait à la fille en bas, il commençait à se dire qu’il était vraiment bon dans son genre pour avoir réussi à lui faire gober qu’il avait des pouvoirs, tout en ne comprenant pas ce qui avait pu le lui faire croire. Peut-être que le bonhomme des neiges qu’il avait fait l'hiver passé était allé lui raconter des cracks ? Oui, ça ne pouvait être que lui, ou alors le fait que ses hommes ne revenaient jamais. Mais avec toutes les fois où on essayait de le tuer, il ne savait pas quand cela avait pu se passer. Il y avait bien eu ce démon l’autre jour, mais c’était Andrew qui lui avait réglé son compte, et l’autre pactisan, paix à son âme, avait fini écrasé dans une beine à ordure. Mais il n’avait pas à s’en prendre à un type plus chanceux que la moyenne et qui par inadvertance avait actionné le bouton qui servait à écraser les déchets, alors qu’il tentait d’en sortir également, et de ne pas finir en ord'œuvre aux chiens qui montaient la garde autour de la machine et qui lui avaient finalement arraché un bout de son pantalon et de son caleçon alors qu’il sortait de la déchèterie.

Et puis depuis quand un baiser ça tuait ? Il était vraiment bête celui-là, s’il ne connaissait rien aux filles, ce n’était certainement pas aujourd’hui que Jamie lui apprendrait à se comporter avec les demoiselles. Par pur instinct, le téléphone s’orienta vers la scène à la seconde précise où Joan se faisait tirer dessus et tombait à terre. La chance était encore de son côté, il tenait un excellent moyen de chantage pour la BSS, sans parler de tout ce qu’il leur avait déjà dit sur leur compte, ils étaient fichus.

« Désolé Linton, on t’aimait bien, mais t’es dépassé. » marmona-t-il en se rendant compte qu’il ne pourrait plus secourir la fille, tout en appuyant sur la touche raccroché et de remettre son portable dans la poche de son pantalon. « Ben merde alors. »

C’était bête, il ne pourrait même pas se la faire. Mais brusquement, quelque chose attira son attention, une ombre qu’il reconnut presque aussitôt… Jonathan ! Que le monde pouvait être petit, déjà Linton, maintenant lui… Hein ? Mais bien sûr qu’il savait que pour le premier il l’avait fait exprès, mais il ne fallait pas briser ses petites réflexions si sérieuses. Donc, il tenta de lui faire vaguement signe pour ne pas attirer l’attention des autres bestioles à six pattes, mais c’était comme si le chasseur avait des œillères à la place des yeux.
Décidant finalement de se relever, il se mit à gesticuler pour tenter de capter la direction de ses yeux, tout en y ajoutant quelques paroles presque inintelligibles du point où il se trouvait. Ses bras brassèrent l’air à la recherche d’une mouche invisible, alors que la frêle structure métallique tanguait dangereusement sous son poids.

« Jon ! Jon ! Youhou ! Youhouhou ! »

Et comme dans un film muet, tout sembla se ralentir. La petite vis qui maintenait le tout glissa, brisant la stabilité du château de cartes qui commença à s’écrouler sous lui. Et alors qu’il pensait sa dernière heure arriver, sa chemise fut retenue par un mystérieux protecteur qui ressemblait beaucoup à une chaîne métallique dont le crochet venait de lui sauver la vie à deux ou trois mètres du sol. Il avait à présent l’air d’un bœuf prêt à être découpé en petit morceaux, et ce n’était pas faux. Car déjà les survivants de l’attaque surprise dont il était responsable levaient les yeux dans sa direction, Linton le premier fixait intensément le diable responsable de la mort de quelques-uns de ses hommes. Et quand la surprise voulait que ce soit toujours le même, la pilule était, ma foi, difficile à avaler, plus encore à cette seconde qu’il venait de perdre son arme par la faute de l’un des abrutis qui était sous les décombres. Quelques secondes de plus, et il aurait pût la convaincre de travailler pour lui et de s’en débarrasser.

« Ahhhh, salut les gars ! Il fait beau aujourd’hui hein ? Je vais vous en raconter une bonne : C’était le vieux John, il venait d’acheter une banane pour sa bien aimée, et quand il voulut la lui offrir, elle lui a dit de se l’enfoncer dans le cul. Pas mal hein ? Ouais… avouez, c’est la première fois que vous en entendez une aussi bonne. » les autres levaient déjà leurs armes dans sa direction quand le tissu fit entendre un léger craquement. « Oh oh. » eut-il juste le temps de dire avant de tomber juste à l’instant où la salve fut lancée, et surtout évitée de justesse.

Aie ! Le sol était plutôt dur, surtout quand les genoux étaient les premiers à prendre juste après les pieds, mais une simple vérification de routine lui assura qu’il n’avait rien perdu en court de route et que les d’moiselles n’avaient rien à craindre.

« Bande de malaaades ! » s'écria-t-il, mais il n’était certainement pas le moment de discuter, car ils braquaient déjà à nouveau leurs armes dans sa direction.

Un, deux, trois… même pas, qu’il avait déjà pris la fuite, évitant les balles en sautant par instant, en courant comme aurait pu le faire un crabe : un coup à droite, un coup à gauche, c’est la danse des canards, qui en sortant de la marre, se secoue le bas des reins et font coin coin. La maison des jeux n'était pas loin, grande dame instable qui paraissait être l'évidence même en compagnie de Jamie.

« Jon ! Jon ! C’est le moment d’intervenir ! Ils veulent me trouer comme une passoire ! Aaaaaaahhh ! » cria-t-il en sortant son propre pistolet, et tirant derrière lui à tout hasard sans même regarder où les balles allaient. Il en toucha un… par miracle. Il entendit juste l’un d’eux s’écrier :
« Il a des yeux derrière la tête ! Des yeux ! » Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu.

Ça existait plus bête qu'eux ? Mais en attendant… cours Jamie ! Cours !
_________________
Enjoy !

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu...
Revenir en haut Aller en bas
Joan Eden
*{ Darker than Black | Admin



Inscrit le : 22 Avr 2008
Messages : 217
Âge : 26 ans

Secret Files
Powers: * Absorbtion des chairs
Clan: *Miam’s Slave
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 17 Mai - 19:45

Nettement moins agréable que les coups de Liam, Joan demeura interdite comme une morte. Non, en faite, elle était morte mais la sensation affreuse de sa régénération lente et douloureuse qui devrait prendre des heures et des heures de torture s’annonçait déjà dans son crâne. Personne ne lui avait jamais transpercé cette partie de son corps ; c’était pour ainsi dire sa troisième mort. Et sa deuxième depuis qu’elle avait eut le malheur de venir à Chicago. Il fallait vite que quelqu’un vienne frôler sa peau, ainsi elle pourra l’absorber et être sur ses pieds en quelques secondes bien qu’ayant toujours un petit trou dans la tête. Ce qui était le plus désagréable c’est que la pactisane était toujours bel et bien consciente. Quelle vie de chien, si jamais elle meurt et que son éventuel mari l’enterre désirant une fin de vie honorable pour sa bien aimée, elle serait bien dans la merde.

Des coups de feu.

Elle pouvait entendre bien qu’elle distinguait mal ce qui était dit. Puis quelqu’un tomba à côté d’elle, apparemment blessé et ayant la gentillesse de faire couler son sang vers le cadavre de Joan. Sa main était désormais baignée dans le sang écarlate et elle ne se gêna pas pour imiter la sangsue et goûter à l’ambroisie divine avec un arrière goût de tabac.

« Il a des yeux derrière la tête ! Des yeux ! »

Ce fut d’alors la panique qui emplit son être. L’envie psychopathe de crier lui pénétra les tripes mais toujours immobile et impuissante, elle ne pouvait qu’entendre les coups de feu voler de toute part. La douleur dans son crâne, comme une sensation de glace qu’on avale trop rapidement et qui vous glace le cerveau, l’empêchait de réfléchir correctement. Ou était-ce plutôt parce qu’elle avait l'encéphale en miettes qu’aucune pensée cohérente ne montrait le bout de son nez ; Quoi qu’il en soit, Joan était sure et certaine que c’est d’elle qu’il s’agissait et qu’elle était entrain de régénérer avec des yeux derrière la tête. Terriblement pressé de retrouver sa mobilité, le premier geste qu’elle fit ce fut d’attraper la main du blessé, comme une nourrice bienveillante qui contemple le soldat mourant…mourant.

« Aaaargh. J’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal…AAAAH »
Un excellent bruitage de pirate, ce ne fut cependant pas des applaudissements qui jaillirent car Joan n’avait pas vraiment la tête de Jack Sparow. Le blessé trembla, contemplant l’endroit où jadis il avait un bras et où se dessinait avec précision inquiétante un squelette de bras et avant-bras décharné dont la couleur légèrement brunâtre laissait supposer une chaleur vaniteuse. De son épaule vrombissait un tas de chaire ensanglanté mais il ne criait pas ; les fines files de liquide perlaient sur les restes de son bras. Les petits repas de Joan ne faisaient pas mal, du moins c’est la conclusion qu’elle en tira. L’homme avait les yeux braqués sur son épaule sanglante, gémissant périodiquement comme un coucou cassé, parfois laissant entendre un petit gémissement de mulet. La scène s’immobilisa, quelques coups retentirent encore, on entendit un vague « Putain » certainement lâché par Linton. Lorsque le blessé – ou l’infirme – ou le futur mort – tenta de se lever un fracas d’os retombant et un bel cri d’angoisse et incompréhension sortit de la gorge du repas de la pactisane.
- « Ennis calme-toi, Ennis… ! » Beggeyait Linton, plus affolé par la Joan mouvante que par le bras déchiqueté de cet Ennis.
Mais ces paroles ne couvrirent pas le hurlement impossible de l’homme qui recula tel un ver affolé par le soleil brûlant et la terre sèche sans l’espoir de pénétrer un jour ses abris sous-terrains. Et par-dessus tout, son malheur est agrandi car l’énorme poule Joan rampait vers lui en émettant des bruits d’orgasme primate, parfois modéré par des silences douloureux. Elle allait le bouffer comme un sale ver de terre, comme toute poule qui se respecte. Devant sa tête, le petit trou formé par la balle tremblait comme un philosophe, faisant grimacer son visage sous des formes terribles et hideuses ; on aurait presque dit qu’elle était un serpent entrain de muer ou un escargot entrain de se réfugier dans sa coquille.
- « Viens là… » Gémit-elle avec impatience, alors que la douleur lui cuisait la raison. Sa tête était comme emportée par un poteau sur la route, ayant imprudemment sorti sa tête par la fenêtre de la voiture.

L’homme recula encore plus, hurlant de terreur. Un coup de feu retentit.

Joan était de nouveau à terre, sa cuisse tremblant sous l’effet de la balle qui venait violenter ses chairs. Elle se tourna vers Heathcliff, qui tenait l’arme pointée vers elle, les genoux incertains. Elle avait l’air d’une de ces horreurs, ces fantômes veufs dans les légendes japonaises, venues prendre revanche sur leur mari infidèle – à savoir Linton. Le regard énervé qu’elle lui adressa lui suffit à le décider d’appuyer encore une fois sur la gâchette, mais rien que des clics vides en sortaient.
Plus de munitions.
- « Bordel, Bordel…. Bordel… J…J…Jo….é..écoutes…je ne…je sais… je »
Tout en cherchant une nouvelle recharge, Linton bégayait un charabia incompréhensible, pendant que certains avaient déjà remercié le hagard et quitté la scène théâtrale dont le sol était complètement imbibé de sang.
- « J’ai mal. J’ai si mal Linton… je vais sucer un à un tes doigts manucurés, je vais te transformer en fillette, te creuser un vagin, te refaire un nez Jackson et enfin te vendre à un zoo et venir… »
Elle reprit son gloussement douloureux, se retourna vers sa victime décharnée et glissa sa main sur la cheville de celui ci.
- « Il… il … a disparu… » Névrosa Linton en chargeant enfin son pistolet et pointant son arme vers le troisième vivant visible de cette pièce. Ennis n'était plus qu'un tas d'os dont le crâne semblait sourire cordialement.
- « C’est de ta faute Jamie. Si tu n’étais pas là, j’aurais jamais contacté ce monstre… c’est… c’est de ta faute. »
Il agitait son arme comme un demeuré, se rendant compte que ses compagnons avaient quitté les lieux et qu’il était tout seul entre une bête ensanglanté et un espion redoutable.

Comme un zombie ou une goule de vampire, Joan se dressa sur ses pieds, titubant comme une vieille, le visage déformé par la douleur, l’énergie manquant pour absorber le sang sur son corps. Elle avança un pied, voyant la pièce tournoyer devant ses yeux, sentant la balle de son cerveau sortir enfin, comme un verre dégoûté par une pomme trop pourrie, et tomber par terre avec un fracas rebondissant. Son regard virevolta, affolé par les visions qui l’entouraient, les cerveau remué au sens premier du terme, ne comprenant plus où elle se trouvait et croisant le regard d’une ombre par ci, d’un monstre par là et fixant avec hébétement le dénommé Jamie, se disant qu’il était drôlement appétissant et si elle le bouffait, elle se sentirait certainement mieux. Redoutable espion avec des chaussures pareilles… mon œil. Avançant son pied comme une alcoolique tentant de persuader les policiers de sa sobriété, Joan s’effondra à nouveau, trop éprise pour sa douleur, trop émue par cette sensation inhumaine dans ses tripes et ses méninges, sa robe d’été ensanglanté la collant comme une deuxième peau, à la manière d’une dépouille après être passé sous les dents de quelques chiens affamés.
- « Elle est morte ? » Demanda Linton à Jamie – comme un ami de longue date - qui avait trouvé son assurance, pointant son revolver vers Joan prêt à enchaîner quelques autres coups de feu.
_________________
avatar by hay_gurl


Theology of Death
by J. Eden

Revenir en haut Aller en bas
Jonathan Connor
Godlesses Still Know Hell



Age : 18
Inscrit le : 20 Avr 2008
Messages : 228
Adresse : The Courtyard, chambre 3022
Race : Pactisan
Mood : You thought I was gonna show any feeling?!
Âge : 44 ans

Secret Files
Powers: Capacités physiques en général améliorées
Clan: Pactisan, Chasseur, Mercenaire
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Dim 18 Mai - 6:20

((HJ: ok, ça ne parait peut-être pas, mais j'ai fait moins long cette fois Arg ploc ))

Il était encore dans son cocon d’obscurité collé à la paroi d’une pile de lourdes caisses métalliques, épousant jusqu’à la forme des trou de rouille de son large dos… se ressaisissant ensuite et s’écartant légèrement des caisses aussitôt qu’il se souvint être en train d’arborer son plus beau vêtement. Finalement il aurait dut prendre le temps de laisser son long manteau dans son bolide et changer pour quelque chose de plus approprié, mais il était un peu trop tard, et de toute façon, les particules de discussion qui lui parvenaient de plus en plus clairement ne pouvaient faire autrement qu’attirer son attention. Au moins, il avait encore ses armes, leur poids rassurant se faisant sentir à sa ceinture, contre sa jambe, dans les poches intérieur de son vêtement… de quoi détruire un détecteur de métal d’aéroport même à un kilomètre de distance.

Il se souvint du coup de feu claquant, du danger qu’il devait éviter même s’il était aussi intuable qu’un chat invisible –ce qui serait vraiment difficile à tuer-, mais à la fois, les mots qui lui parvenaient parlaient de mort et de dissimuler un corps, des thèmes qu’il ne pouvait se permettre d’ignorer tout simplement. Profitant de l’ombre autour de son être pour lancer un autre coup d’œil sur le côté de son endroit à couvert de service, ce deuxième scan de la scène lui révéla la présence de quelques hommes, armés, ainsi que d’un corps au sol. Un étang rouge, comme une cape royale s’étendant au sol, se mêlait au sombre d’une chevelure presque exclusivement : la tête saignait, blessure à la tête, et puisqu’il avait entendu une balle tirée et les mots du champ lexical des cadavres, il déduisait sans même y songer que la femme ci-présent venait de se faire assassiner.
S’assombrissant comme s’il voulait se fondre au décor, Jonathan ne put s’empêcher de songer qu’il était venu trop tard, peu importe s’il n’avait aucune idée si cette femme était inoffensive ou non. Discerner les bienfaiteurs des nuisibles, ce n’était pas aussi facile que dans les plus anciens Western ou les méchants revêtaient le noir tandis que les héros se drapaient de blanc immaculé, même ce qui semble être un bambin pouvait se révéler être un démon de nos jours…

Un grincement venant d’un peu plus haut…. Un grincement?! Jonathan leva immédiatement son regard perçant encadré de son froncement de sourcil méfiant vers la source hypothétique du bruit, la détectant presque aussitôt : une structure métallique fixée et pendante du toit, s’agitant comme mue par un vent du Midwest avant la tornade. Mais il ne put rater la silhouette qui chevauchait la structure comme Ben Hur victorieux en son char de guerrier : une créature abjecte qui collait et s’accrochait, s’attirant la haine du monde entier mais contre toutes les probabilités au point d’en faire défaillir un statisticien, la chose parvenait à survivre. Si Connor était aussi difficile à éliminer qu’un chat invisible, et bien l’homme jouant aux trapézistes arriérés l’était tout autant, sauf qu’intangible en plus. Pensée ridicule, mais pourtant vraie, et ce don plus sa personnalité infecte donnait envie au mercenaire de grincer les dents, mais encore il se les auraient sablé jusqu’à la racine en voyant l’autre gesticuler s’il n’avait pas des années de pratique pour garder son sang-froid. Jamie « sonofabitch » Maddend, Jamie « asshole » Maddend, Jamie « peste Noire » Maddend… « Tuez-le, quelqu’un, par pitié! » Maddend… les surnoms que les gens du métier et ceux des tavernes lui donnaient étaient d’une rancœur aussi intarissables que cet homme lorsqu’il se décidait à agacer.

Agacer était très faible comme mot : plutôt « bombarder d’idées suicidaires les malheureux qui ne prennent pas la peine de lui casser la gueule ». Connor lui-même avait faillit lui briser la clavicule à leur dernière rencontre ou cet andouille n’avait pas cessé de l’appeler Joséphine ou Cobaye. Ce dernier surnom, peut-être que Maddend n’en savait rien, mais Connor ne l’appréciait pas du tout avec ce qu’il avait vécu, seulement à y penser il sentait ses poings exsangues tant il les serrait. Comment l’avait-il connu? Par une grave erreur : celle d’avoir besoin d’information de la part d’une vague connaissance de Jamie, leur rencontre s’étant fait avec tout autant de hasard.Et en percevant le murmure frénétique qui l’appelait, le Rhodes Islandais se détourna légèrement, pinça l’arrête du nez, serra les dents et ferma fortement les paupières… comme si cela suffisait à calmer l’envie d’empoigner son Tommy Gun et de décharger toutes les balles sur le chat perché en lui hurlant à quel point il était un « Hella Godfuckin’ wankin’ damned asshole shiter » qui devait mourir déchiqueté par une moissonneuse-batteuse alors qu’une demi-douzaine de fermier lui déversait la chevrotine de leur fusils de chasse dans le corps tant et aussi longtemps que la machine n’avait pas terminé sa besogne.


*Ignore-le, ne donne aucun signe de vie… peut-être que le bastard se fera descendre tout seul cette fois… *

Connor se répéta mentalement, tournant complètement le dos à Maddend et voulant à tout prix garder son flegme, mais devant se mordre la lèvre inférieur jusqu’au sang pour contenir un tremblement de rage. Pourtant, rien ne l’aurait préparé au désastre qui s’ensuivit, pire que celui qu’il avait causé de l’autre côté de la ville dans la soirée même : le plus grand fracas qu’un entrepôt souillon et supposé être vide connu de l’histoire des entrepôts souillons et supposés être vides, le rideau de fer de la structure suspendue s’écroulant au sol. Le habituellement placide Cosaque en aurait presque fait une crise cardiaque et lorsqu’il réalisa ce qu’il s’était produit, bientôt baignant dans le nuage de poussière soulevée, il ne put répresser une exclamation mêlant la surprise, l’incrédulité profonde et la rage en songeant au responsable de ce coup catastrophique, posant ses deux mains derrière sa nuque en un geste d’impuissance et d’hébétude devant tout cela. Le responsable était suspendu, mais n’ayant pas put lui faire la grâce d’être réellement pendu et agonisant, tandis que des pas se faisaient entendre juste à côté de la cachette de Connor. Une autre morsure de lèvre violente pour s’empêcher de rugir sa colère et le mercenaire glissa le long des caisses et se faufila d’une agilité surprenante un peu plus à couvert et à l’abri du regard des autres assassins.

Il resta bien sagement aussi immobile que les gargouilles des cathédrales gothiques, accroupi derrière d’autres lourdes caisses, écoutant avec attention les rumeurs, les inepties de Jamie, puis les coups de feu. Ces inepties ne cessaient pas, signe que les hommes louches n’avaient toujours pas réussi à descendre « Mad » Maddend… bon, Connor fronça les sourcils avec agacement, peut-être que ce n’était qu’une question de temps avant que des hommes de main anonymes parviennent à tuer le chat invisible et intangible…? En même temps, il revoyait l’image de la femme couchée dans son sang, se demandant si au fond il pourrait laisser quelqu’un, même un débile profond, se faire tuer sans lever le petit doigt pour venir en aide… Mercenaire bien sûr, mais aussi chasseur, un homme qui se jurait de défendre ces petits principes moraux et éthiques…

Mais bien sûr, Jonathan n’était pas un homme chanceux, même dans cet instant d’hésitation : des cris perçants et fortement irritants au point de rappeler le frottement du papier sablé contre un globe oculaire, se mirent à l’appeler, trahissant sa paisible couverture mais appelant à l’aide.


« Arrr Screw this!!! »

Connor lâcha avec force et la mâchoire serrée : au diable cela, au diable ce dérangé mental de Jamie, au diable son désir de le voir crever, au diable sa conscience qui le forçait à prendre position du côté des moins scélérat de la soirée… Il se saisit de cette réplique améliorée d’arme de gangster des années 20 d’une main et la calla contre son flanc au niveau de ses fausses côtes, se saisit de son Desert Eagle pour plus de précision de l’autre main, et avec professionnalisme et un sang-froid à congeler la pièce, il se dressa de toute sa hauteur, sortant de sa cachette. Sans plus attendre, il ouvrit le feu sur ces hommes de main anonyme alors que Maddend s’était enfin décidé de lui aussi tirer, en criblant plusieurs du minimum de balles possible pour les tuer : Jonathan visait et ne gaspillait pas ses précieuse munition. Bien sûr il les prit par surprise, ne recevant presque aucun coup en échange, mais évidement restant intouchable.

Quand le dernier qui ne s’enfuit pas eut touché le sol comme un pape l’embrassait en descendant de l’avion, Connor réalisa que Jamie avait réussi à échapper à l’échange de tirs, le repérant bientôt ou une scène curieuse s’était produite plus tôt. Le chasseur s’approcha avec curiosité et méfiance du nouveau groupe formé passé le coin des boîtes empilées, baissant ses canons mais ne les rangea pas au cas ou les ennemis seraient toujours aussi hargneux ou au cas ou Maddend continuait à lui affubler des surnoms.
Tout aussi étrange maintenant : l’homme pâle de tout à l’heure, le dément Jamie, le cadavre de la femme plus celui d’autres anonymes… un squelette parfaitement nettoyé au sol?! Et la femme n’était-elle pas un peu plus loin et en une autre position plus tôt, baignant dans une flaque de sang? Et le blond menaçait la morte de son arme?

Justement lorsque le chasseur surpris mais méfiant sortit de l’ombre en pointant ses fusils sur l’étranger, l’inconnu oscilla nerveusement son arme vers le nouveau venu, mais comme s’il constatait une erreur grave, la reporta vers la morte. Pourquoi vouloir tuer une morte? L’esprit un peu dérangé par cela, réalisant qu’il y avait du surnaturel là-dessous, ainsi que derrière la présence du squelette, Connor prit pourtant la parole, s’adressant à ce Jamie :


« Damnit, Maddend sale crétin, je peux savoir ce qui se passe ici et qui sont tes petits amis?! »
Il fit sévèrement en fronçant fortement ses sourcils, son ton démontrant à la fois sa colère sourde mais aussi sa grande froideur, sa désapprobation et son professionnalisme l’empêchant d’éclater de rage sur place.

« Et elle…? Cela ne me concerne sûrement pas, mais je n’aime pas qu’on me passe des cadavres sous les yeux sans que je sache pourquoi ils sont en cet état… » Il ajouta avec encore plus de véhémence et de froideur, un ton de glace qui s’accordait parfaitement au vif glacial de ses yeux perçants braqués sur les deux hommes.

Pourtant, un mouvement au sol le fit cette fois braquer une de ses deux armes vers la source : la morte remuait encore, comme si son corps était secoué de spasme post-mortem, seulement des spasmes si précis qu’elle semblait tendre la main avec lenteur vers le chasseur, tentant de le saisir à la cheville, frôlant déjà le bas de son long manteau militaire pseudo-soviétique. Surpris mais ne baissant pas la garde surtout face à ce phénomène digne de la Nuit des Morts-vivants, Jonathan donna un léger coup avec son pied botté, se dégageant de l’emprise et reculant juste assez pour être hors de porté. Inévitablement, il lança un regard noir sur les deux autres hommes, clairement patientant pour une explication.

_________________

And there's no room in this Hell...
There's no room in the next...
***

Revenir en haut Aller en bas
Jamie Maddend
Crazy Spy | Admin



Inscrit le : 26 Avr 2008
Messages : 54
Race : Human
Âge : 34 ans

Secret Files
Powers: Une banane et des clopes
Clan: BSS
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Dim 18 Mai - 18:27

Ah ? La bataille était terminée ? Déjà ? Hé hé, et même pas une égratignure ! Enfin c’est ce qu’il constata grâce à la dextérité de ses doigts qui glissèrent rapidement sur son anatomie. La plupart avaient d’ailleurs déguerpi devant super Jojon, mercenaire et chasseur à temps plein, tandis qu’il ne restait d’autres dans la place qu’un humain taré, une dinde repoussante, et un super avorton chieur au possible, avec la chance d’un cocu, ce qu’il devait être… à moins que cela ne soit lui qui en fasse cocu, c’était fort possible aussi, mais pas important pour un sou. Heyyy, mais vous saviez que la dinde c’était en réalité la morte ? Oui oui, celle qu’il voulait se taper un peu plus tôt, et qui même avec une balle en pleine tête était capable de gesticuler, et de manger par simple contact. Ah ben normal que l’autre ne voulait pas de baiser si c’était pour finir en squelette, d’ailleurs cela en avait même dégoûté l’espion qui la trouvait plutôt vieille à cette seconde. Et il était certain que ce serait comme embrasser une momie, pas une grenouille, car il l’avait déjà fait et ce n’était pas si désagréable que ça en réalité, mais cela ne faisait apparaître aucune princesse, c’était bête. Et baiser un batracien… euh… très peu pour lui, il laissait ça aux secoués du bocal.

« Quel con. » marmona-t-il en remarquant que Linton appuyait frénétiquement sur la gâchette sans que rien ne se passe, tandis que Jamie se grattait le sommet de la tête vaguement intrigué par ce qu’il se passait.

Il faudrait qu’il raconte tout ça à Andrew, ça lui plairait sûrement, mais seul bémol, il manquait les pop-corn. Depuis quand les spectacles ne fournissaient plus les munitions pour bombarder les acteurs s’ils étaient nuls ? Bah… tant pis, il se contenterait de la clope qu’il porta à ses lèvres en l’écoutant décrire les modifications que l’autre allait subir. Ca pourrait être marrant à voir ça, pensa-t-il en allumant l’extrémité du futur mégot, laissant la délicieuse fumée l’envelopper paisiblement, donnant un drôle d’effet à la scène à ses yeux ; c’était comme dans un film d’horreur, le brouillard englobant les protagonistes pour qu’ils se fassent bouffer un à un par le monstre. Et à l’instant où il allait s’extasier sur les effets spéciaux, l’autre taré pointa son arme à nouveau chargée dans sa direction.

« Ah ouais ? C’est vraiment bien fait n’empêche… ils sont où les autres gars ? Ils se cachent ? Tadam le spectacle est fini vous pouvez sortir ! » termina-t-il en augmentant le son de sa voix, qui retomba dans un calme plat. « Mais t’es vraiment con, je t’ai jamais demandé de me buter moi. »

Sans blague… Comme s’il allait aller voir quelqu’un et lui demander bien gentiment s’il ne pouvait pas faire un petit quelque chose au cimetière. Il fallait remettre les choses à leur place, et là, Joan c’était ses merdes à lui et non les siennes. Mais justement la bouse se remettait en marche, s’approchant de lui alors qu’il commençait à reculer comme sous une danse macabre. Sa jambe percutant une caisse, il se retrouva le cul sur le bois à fixer la dinde. Mais cela ferait un film d’horreur absolument génial, dès qu’il s’en serait sorti, car cela ne faisait aucun doute, il irait faire breveter l’idée histoire que personne ne lui vole le concept des dindes tueuses.

« Heyyyyy, mais garde-la en laisse, elle veut m’bouffer ! » s’exclama-t-il alors qu’elle retombait sur le sol, donnant l’effet d’une confiture gluante. Assis sur sa chaise de fortune, l’espion fixait attentivement la masse inerte qu’il n’était pas prêt d’approcher de si tôt, alors que l’autre jouait au bon copain.
- « Elle est morte ? »
« T’as qu’à aller voir, moi je la touche pas. » et en même temps ça règlerait une fois pour toute le compte de Linton, et peut-être que le monstre à trente six pattes -ben c’est qu’elle lui faisait peur- allait le laisser tranquille.

Mais hors de question qu’il finisse comme ça, avalé tout rond par une malade qu’il voulait sauver. Ainsi, jouant au fakir il tenta de s’élever par la pensée, mais manque de chance, ses pouvoirs surnaturels que l’on pensait à lui attribuer si facilement étaient en panne. Il avait sans doute oublié de mettre de l’essence, et ça lui retombait inévitablement dessus. A cette seconde, Jonathan fit irruption non loin d’eux, si prêt du cadavre… voilà, qu’il serve de bouffe comme ça elle les laisserait tranquille.

« Oh v’la Ben’Hur en armure ! » et s’il voulu ajouter quelque chose, Joan l’en empêcha en voulant jouer les troubles fêtes, tandis que Jon se débarrassait de la sangsue d’un geste sec. « Ah ben elle est pas morte. »

Moment de silence intense. Non mais franchement, vous y croyez ? Non ? Et vous avez amplement raison, car Jamie qui avait décidé de ne plus regarder la morte, rencontra le regard noir de son camarade de bataille. Mais c’est qu’il allait finir par les mitrailler s’’il ne lui répondait pas dans la seconde, alors jouant à l’homme de la situation, ce qu’il n’était absolument pas, il ouvrit son bec et laissa ses explications foireuses s’extirper de ses lèvres.

« Je vais t’expliquer, tu vois lui et sa clique voulait se débarrasser de moi, car j’ai appris des trucs pas sympas et pas reluisants du tout sur eux. Embarrassant quand on se croit super intelligent, mais il l’est pas et elle l’a confirmé, même si c’est pas une référence. Remarque, c’est pas vraiment difficile de s’en rendre compte, et tu vois, il a décidé de faire appelle à la morte qui ne l’est pas vraiment puisqu’elle bouge et mange les gens en les baisant parfois. Ca doit être sympa de crever au pieu en fait… » pensa-t-il à voix haute, avant de continuer. « Mais ce con a oublié un truc, les monstres ça obéit mal, et voilà qu’elle a décidé de le baiser lui, et qu’il essaie de la tuer. Et manque de peau, elle est plus résistante qu’un éléphant, et… Ahhhhh !! » cria-t-il en tombant derrière sa caisse, sa tête heurtant rudement les sciures de bois qui recouvraient le bitume juste derrière lui, séquelle des boites brisées par son propre spectacle, son pied percutant le postérieur de Linton qui se retrouva propulsé vers l’avant.

Le serpent avait vaguement ondulé sur le sol et s’était quelque peu rapproché du groupe de deux. Forcément, c’est plus appétissant qu’un seul qui donne des coups, d’autant plus quand l’un des deux étaient une erreur de la nature ambulante, et venait d’offrir son meilleur ami temporaire en pâture à la folle. Celui-ci se retrouva face contre terre, son visage déformé par la terreur orienté face à lui, son arme ayant glissé à quelques centimètres à côté de lui, tandis que quelques flammes s’élevaient aux côtés de Jamie qui les regarda une brève seconde hébété, elles et sa clope qui se désagrégeaient sous la danse vaporeuse du feu.

« Merde, merde, merde ! » répétait-il tout en essayant d’éteindre le feu avec son pied en tapant dessus, mais les flammes eurent sans aucun doute le coup de foudre pour lui, car sans demander leur reste, elles sautèrent sur son pantalon, qu’il commença à frapper du bout des doigts en désespoir de cause, tandis que l’incendie grossissait à vu d’œil, trouvant le bois et les sciures plutôt appétissants.
Quelques secondes et il avait réussi à les faire fuir son falzar, mais impossible de stopper l’évolution de l’autre ; sans doute y avait-t-il des choses guères catholiques dans ces boîtes, des produits dangereux qui n’auraient jamais dû s’y trouver et qui aiguisaient le tout. Allez Ben’Hur, à toi de jouer, même si c’était relativement impossible d’arrêter le tout sans pompe à incendie, sans pompiers dignes des Feux de l’amour et qui donneraient le baiser de la mort à la momie. Dans sa tête, Jamie se disait qu’il devrait ficher le camp, disparaître d’ici avant de finir en barbecue, mais abandonner la fille qui n’était pas morte lui donnait des remords… c’est qu’il pourrait peut-être se la faire quand elle irait mieux. Mais la porter, hors de question si c’était pour se faire gober comme un œuf, peut-être que Joséphine pourrait le faire, qui pouvait savoir, ou bien il suffisait de l’assommer, les autres avaient bien dût le faire pour la ramener jusqu’ici après tout.
_________________
Enjoy !

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu...
Revenir en haut Aller en bas
Joan Eden
*{ Darker than Black | Admin



Inscrit le : 22 Avr 2008
Messages : 217
Âge : 26 ans

Secret Files
Powers: * Absorbtion des chairs
Clan: *Miam’s Slave
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Lun 19 Mai - 13:05

Elle aimait ce sol si confortable et l’agréable liquide collant et ferreux moulant avec précision presque tout le côté gauche de son corps. Le dialogue continuait et Joan maudissait toute cette scène pitoyable. Jamais elle n’aurait dû être ici, encore moins trouée comme une vieille chaussette et mouillée comme un poussin tout juste éclot… image bien trop candide pour sa situation. Ainsi, décida-t-elle d’attendre, sentant non loin d’elle le corps imposant du Robocop armé comme Terminator et priant pour que Jamie se taise… était-il si intelligent et redoutable alors que sa voix était digne d’un psychopathe alcoolique inimitable même par le meilleur des acteurs ? L’image douce de Liam vint l’apaiser ; elle se défoulerait sur lui, lorsque son corps lui obéirait pleinement. En effet, sa cuisse s’abandonnait à une danse nerveuse et des torticolis bizarres qui remontaient jusque dans le ventre. La sensation désagréable de brûlure la rendait impatiente.
« Mais ce con a oublié un truc, les monstres ça obéit mal »
Elle se serait bien jetée sur lui, l’épluchant comme une crevette de sa carapace infecte et lui arrachant cette langue, exhaussant le voeu de crever au pieu qu’il a suggéré jadis, mais à peine s’était-elle redressé que son crâne recommença à jouer de l’accordéon avec son cerveau. Pour qui se prenait-il, le Saint Jimmy ? Joan sentait son envie de le bouffer… un pactisan, hein ? Cachant bien ses pouvoirs, elle ne lui aurait même pas donné le temps de les montrer si elle était en pleine forme.
Puis l’odeur et le crépitement d’un foyer chaleureux arriva jusqu’à elle, ne comprenant pas tout d’abord et figée dans son état d’inconstante impuissance, Joan ouvrit enfin les yeux voyant l’heureuse peinture des réunions amicales ; Linton blanc comme un linge, encore plus que d’habitude et agitant son arme comme un sabre de guerrier, un peu plus loin le dénommé Jamie contemplait le résultat de ce qui semblait être son œuvre. Le feu grandissait de seconde en secondes, quelques explosions tonnèrent et Linton se jeta à terre avec un petit cri de rat effrayé alors que l’autre pactisant (croyait-elle) rigolait comme une hyène en contemplant ce qui serait peut être leur futur tombeau. Joan se souvint de la foi où elle avait brûlé preque entièrement, à New York semble-il, servant de protection à Travis Eden alors qu’un bâtiment prit feu. Elle avait mit des semaines à guerrier car les restes de centres lui démangeaient les plaies et elle s’y aventurait souvent avec ses doigts. Souvenir fort déplaisant qui le fit qu’accroître son énervement et l’irritation sournoise que lui procurait son impuissance.
Ce ne fut qu’à ce moment là qu’elle remarqua enfin le visage du guerrier à l’armement de plusieurs tonnes. Il semblait encore plus accablé par la situation et le feu créait sur ses joues transpirées une sorte de miroir déformant que Joan trouva fort joli et qu’elle fixa pendant plusieurs secondes ; oubliant même l’amalgame de dangers qui rodaient autour.
- « Tu as encore l’audace de faire semblant ? J’ai très bien saisit que tu as déclanché ce feu intentionnellement ! » Hurla Linton en se relevant et courant vers la sortie.
Du coin de l’œil, Joan contemplait la scène, c’est à peine si elle pouvait maintenir ses paupières ouvertes, sentant que petit à petit, ses chairs s’assemblaient et qu’elle pourrait peut être se sauver avant de cramer comme un marshmallow mal aimé. Curieusement, Linton revint sur ses pas, son visage avait reprit de l’assurance, défiant du regard tantôt Jamie, tantôt l’homme armé…hum, l’homme armé, Joan le trouvait terriblement luissent et splendide. Il avait une certaine classe qui lui rappelait vaguement Aaron entrain de nettoyer ses revolvers – nudité en moins.
- « Je l’emporte, et ne vous avisez pas d’interférer. Vous ne savez pas de quoi je suis capable ! »
Le toit commença à s’effondrer, les flammes avaient gagné un bon morceau du hagard et il était temps de s’en aller, sérieusement. A ce moment là, Joan sentit les foutues bras de Linton la saisir par en dessous les bras, laissant ses paumes s’aplatir sur ses seins et glisser, non sans facilité déconcertant, une main entre ses cuisses. Un nécrophile ? Il la souleva avec brutalité la lança sur son épaule, à la manière d’un son de patates, reculant avec appréhension. Finalement il n’y avait rien de pervers là dedans…
- « Je vous préviens, n’approchez pas, elle est à moi ! »
Putain on se croirait dans les Feux de l’Amour. Les feux, c’est bien dit. L’amour pas certain.
Linton se mit à courir. Son corps maigrichon portait sans aucun mal celui de la jeune femme. Comme Pinocchio qui s’était fait soudainement fait introduire le souffle de vie, Joan brailla d’abord avant d’administrer un coup de pied dans les tripes de Linton qui refit son cri de rat contrarié. Retrouvant l’usage de ses jambes et impatiente de tous les faire crever, ces satanés pactisans, démons, vomissures des enfers, Joan courut rapidement vers l’ouverture de la porte du hagard, bien que tenté de tuer son kidnappeur. Mais chaque chose dans son temps.
Elle ferma d’un coup sec la sortie (espérant que celle-ci soit la seule), alors que le feu gagnait de plus en plus de place, défiant du regard les deux hommes et l’ordure originelle qu’était ce Jamie, se permettant d’avoir des réflexions sur la monstruosité des autres.
- « Bon rôti et joyeux voyage en enfer, mes compagnons ! » Hurla-t-elle comme pour s’assurer qu’elle était bien vivante. « Si quelqu’un approche de moi ou de cette sortie, je lui bouffe un bras comme du pathé. T’as pas apprit de tes erreurs Heathcliff ? Il faut que tu me pelotes une deuxième fois pour comprendre à quel point les monstres sont indomptables comme l’a si bien dit cet espion qui a plutôt l’air d’un plancton unijambiste ? » Elle gémit un peu, cria alors que la balle de sa cuisse retomba par terre avec du pus et de la chair rosâtre. « Toi ! » Hurla-t-elle à l’intention de l’homme armé. « Tu peux te casser, t’as l’air trop utile pour mourir… » Déclara Joan n’osant pas remplacer « utile » par « canon » ou « choupi ».
Son regard se reporta sur Linton, qui pointait son arme vers elle. Ah ! Elle n’avait pas réfléchi à l’éventualité de se faire tirer dessus.
_________________
avatar by hay_gurl


Theology of Death
by J. Eden

Revenir en haut Aller en bas
Jonathan Connor
Godlesses Still Know Hell



Age : 18
Inscrit le : 20 Avr 2008
Messages : 228
Adresse : The Courtyard, chambre 3022
Race : Pactisan
Mood : You thought I was gonna show any feeling?!
Âge : 44 ans

Secret Files
Powers: Capacités physiques en général améliorées
Clan: Pactisan, Chasseur, Mercenaire
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Mer 21 Mai - 1:25

((HJ: ouais, j,ai encore fait moins de mots!))

Celui qu’il gardait rivé entre ses deux yeux de glace, celui qui dégageait ces fines volutes odorantes de cigarette comme si l’endroit n’était pas déjà assez nocif pour l’odorat, se lança rapidement dans un résumé de la situation. Et quel résumé : avait-on appris à cet homme comment réaliser un texte ou un discours structuré, chronologiquement et logiquement? Jonathan ne pouvait s’empêcher de songer au style d’expression naïf des enfants de 7 à 11 ans avec tous ces commentaires imbriqués à l’histoire au point ou son regard perdit quelque peu de sa noirceur alors que la perplexité menaçait de prendre le dessus et d’afficher clairement ses couleurs. Somme toute, il compris cependant toute l’histoire, restant pourtant un peu incrédule devant son excentricité : Maddend était-il en train de se moquer éperdument de lui? Il n’avait aucun moyen d’être sûr, mais ne voulait pas paraître aveugle s’il se concentrait à ne rien croire, ni trop crédule s’il acceptait les explications… Il se décida donc à jouer aux indéchiffrables, jusqu’à ce que ce Jamie s’effondre vers l’arrière comme un grisé par l’alcool à faire le test d’équilibre des patrouilles policières venant de l’intercepter. Le blond, sûrement celui espionné, se trouva lui aussi affalé au sol, mais aucune chute ne fut aussi exaspérante que celle de Maddend, tant que Connor renversa la tête légèrement vers l’arrière en poussant un court soupir de frustration.

Il croisa sommairement ses bras, sommairement puisque avec des armes aux mains, c’était un peu plus délicat, retournant son regard d’aigle sur la scène : la femme rampait, l’homme blond était effrayé et dans la ligne de mire de la femme, Jamie se relevait avec le reflet doré des flammes sur lui… Des flammes. Comme si les choses n’étaient pas déjà assez démentes ainsi, il fallait qu’un deuxième… non cinquième si on compte la présence de Jamie, vienne s’abattre sur le mercenaire! Il n’était tout de même pas l’éducateur du jardin d’enfant ci-présent! Déjà le pire de tous s’engageait dans une chaude lutte contre quelques flammèches entreprenantes qui menaçait déjà ses jambes, et là-dessus, Connor était entièrement du côté du feu, l’encourageant mentalement même. Malgré ses sympathies par la pensée, il ne put s’empêcher de commenter avec une touche sardonique aux petits cris répétitifs de l’étrange, pensant déjà à la suite :


« Merde merde merde, et oui tu as raison de le dire… alors maintenant que vos histoires deviennent aussi entrelacées, vous avez prévu vous rencontrer au petit restau de fruits de mer du coin?... parce que moi j’en profiterais pour vous laisser à vos petits jeux, vous vous débrouillez assez bien… »

Il n’avait plus rien à faire ici après tout : il avait étancher sa soif de savoir ce qu’il se tramait ici, et les acteurs du petit drame, de cette scénette pire qu’un burlesque, n’avait qu’à régler leurs problèmes entre eux, s’il ne s’entretuaient pas tous. Quoi que s’il s’entretuaient, cela n’allait pas changer grand-chose après tout : une mouche à merde des plus collantes, une sorte de criminel voulant en engager un autre pour tuer le premier, une pactisane qui avait un pouvoir assez inquiétant et un emploi qui l’était tout autant… Jonathan ne se dérangerait pas à tous les plomber lui-même, mais il ne pleurerait pas leur disparition si elle advenait, comme s’il pleurait de toute façon. Il lança un dernier coup d’œil à ce beau petit monde, encore exaspéré et perplexe devant le ridicule qui s’opérait, incapable de se mettre en colère contre ceux-ci, ne pouvant que se refrogner : le blond debout, Jamie hébété, la morte examinant les alentours… et ce damné feu qui prenait de l’expansion, attaquant vivement les caisses de bois et les détritus tout autour. La chaleur augmentait qui plus est, déjà qu’il avait toujours détesté les températures élevées, mêmes lorsqu’il avait passé sa jeunesse dans le sud du pays après que sa famille aille déménagée du Rhodes Island… quoi que alors il n’avait pas ses aptitudes améliorées… Peu importe : même après les avoir reçut il avait détesté la chaleur mais avait pourtant parcouru le nord du Mexique entre autre… Tout cela pour dire qu’il aurait voulut que pour une fois son métabolisme ne soit pas si fort et qu’il ne porte pas de long manteau et des gants alors que l’endroit en entier prenait feu.

Une explosion tout près suffit à sortir très brutalement Connor de ses pensées sur ne nouvelle vision : en effet, le feu était rapide, ce serait le temps d’évacuer en se disant au diable les pompiers. Il scanna les alentours à la recherche inconsciente d’innocent à sauver, mais n’aperçut que les morts et leur petit groupe, le criminel pâle s’enfuyant déjà en hurlant sa haine envers Jamie le mercenaire s’apprêtait à imiter l’autre, autant au niveau exprimer sa haine que celui qui consistait à sortir de l’entrepôt, mais fut stoppé dans ses intentions lorsque le blondinet revint sur ses pas.


« Ne nous annonce pas que la sortie de ce côté est bloquée… »

Connor lâcha à l’intention du coureur de fond d’un ton traînant et mordant reflétant son ennuie et sa contrariété. Mais bientôt, avec les acrobaties à deux du blondinet et de la morte sanglante, et tachante de son hémoglobine, signifiant clairement qu’il était revenu pour kidnapper une seconde fois, comme si l’histoire n’était pas déjà assez pathétique. Comme de fait, il les avertit de menaces en l’air avant de reprendre sa course littéralement folle d’une façon qui faillit faire ricaner Jonathan avec mépris, le sourire en coin railleur l’emportant lorsque la morte se mit à se débattre : le blond affichait un air risible.

Cependant, un quatuor de poutres enflammées se décrochant du toit maintenant en feu eurent tôt fait de distraire Connor alors qu’elles faillirent s’abattre sur lui, la plus sans-gêne du groupe le percutant à l’épaule alors que le bond vers l’arrière qu’il fit ne suffit pas à l’écarter du danger. Il échappa son arme, il ploya instinctivement du genou sous l’impact en se dégageant sur le côté et plaqua une main à son épaule l’instant ou il fut libéré, sifflant et grimaçant sous la douleur. S’en suivit une cascade de juron des plus corsés alors qu’il retira sa main agrippée puisque son seul contact empirait la sensation, l’idée venue évidemment que le choc fut assez pour luxer l’articulation l’espace d’une seconde, laissant les ligaments –dont la solidité surhumaine avait pu empêcher le membre d’arracher- étirés et franchement endoloris. C’allait guérir, mais pour l’instant cela suffisait pour redonner mauvaise humeur à l’homme, surtout maintenant qu’il ne sentait que des picotements dans ce bras qu’il n’osait plus remuer sauf frissonner sans qu’il puisse le contrôler.

Et voilà que pendant ce moment éprouvant, la morte avait repris toutes ses forces, assez pour se libérer, courir à la porte et héler le reste de la joyeuse troupe avec ses propos de psychopathe. Jonathan leva son regard vers elle, sa main toujours hésitante et flottant au dessus de son épaule meurtrie sans lui toucher, se fermant en un poing et s’ouvrant avec souci, constatant que tout le sang qui la maculait ne lui donnait pas du tout u allure saine d’esprit. Connor s’assombrit encore, serrant les dents… non en fait elles étaient déjà serrées, ne quittant pas des yeux celle qui voulait partager son tombeau. Et voilà que la morte lui faisait une fleur et lui proposait la grâce d’être le seul trop précieux pour demeurer, le saisissant certainement au point ou il en dressa un sourcil avec perplexité.

Encore un revirement : celui qu’elle appelait Heathcliff se servit de son cerveau qu’à demi et pointa son arme sur le chiffon ensanglanté marchant et bloquant la porte. Pourtant le Rhodes Islandais n’allait pas le laisser faire une fois de plus, peu importe ce qu’elle lui avait fait et ce qu’elle menaçait de faire à tous, sauf à lui-même… Bien que c’était peut-être plus cette histoire de le laisser s’en aller qui l’intriguait trop pour laisser la pactisane se faire détruire à nouveau : qui dit que ce ne fut pas la balle au cerveau qui la rendit aussi démente? Le connaissait-elle? Chose certaine, Jonathan baissa son bras hésitant au dessus du deuxième pour se redonner de la prestance et de la fierté et marcha d’un pas énergique jusqu’à rejoindre le blondinet –bien que chaque pas lui lâchait une décharge électrique dans son épaule ruinée de chat dont même la condition d'invisible l'avait trahit.


« Hors de question que tu la troues une fois de plus, Heathcliff : tu as déjà asseyé, ça ne fonctionne pas, c’est puéril de recommencer… »

Le mercenaire fit d’un ton autoritaire et quelque peu empreint de cette langueur flegmatique, atteignant enfin le blondin et lui posant sa main valide sur l’épaule et le tirant légèrement vers l’arrière pour l’empêcher de tenir la femme en joue. Heathcliff sursauta sous le contact comme un lapin effrayé et se tortilla sous la poigne de fer pour faire face à l’autre homme tout en crachant d’un ton enragé et paniqué :

« Toi le gorille lâches-moi! Tu peux bien vouloir l’épargner la chienne : elle n’a rien contre toi d’abord! »

Connor était déjà cent fois trop frustré, refrogné, enragé, trop les nerfs à vif depuis qu’il s’était fait avoir comme un débutant par une poutre, trop agacé par cette scène qui ne menait à absolument rien : il perdit son sang-froid :. « Gorille?! Fermes ta gueule de Dandy bâtard, sale trou de cul! » Gronda t’il avec rage tout en donnant une (petite pour lui, mais forte pour l’humain régulier) poussée sur le blondinet pour le balancer vers l’arrière

« Trou de cul toi-même! »

L’autre fit après s’être ressaisit, donnant à son tour une poussée sur l’homme en noir faisant au moins une tête de plus que lui… mais il eut la chance ou la grande malchance de frapper sans le vouloir directement sur le membre blessé de l’armoire à glace. Jonathan dut reculer en frissonnant d’un pas sous la douleur, et non pas sous l’impact puisque l’autre poussait comme une fillette, et se mordre les lèvres à nouveau pour ne pas s’exclamer… avant de laisser sa colère l’envahir et avant de répliquer :

« Goddamned fuckin’ attardé! »

Le tout avec un bon uppercut directement dans l’estomac du blondinet…
_________________

And there's no room in this Hell...
There's no room in the next...
***

Revenir en haut Aller en bas
Jamie Maddend
Crazy Spy | Admin



Inscrit le : 26 Avr 2008
Messages : 54
Race : Human
Âge : 34 ans

Secret Files
Powers: Une banane et des clopes
Clan: BSS
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Sam 24 Mai - 0:56

« Hum… »

Fallait bien l’avouer, il n’avait strictement rien compris à ce qu’elle lui avait dit, si ce n’était qu’il risquait de perdre un bras s’il essayait de sortir. Sans parler des deux autres qui pensaient de toute évidence que se battre était la seule chose à faire pour s’en sortir vivant. Mouais… il doutait fort que se taper dessus était la meilleure solution, mais si ça les amusait, autant qu’ils continuent. Et quitte à donner un coup de main à l’un, Jamie était presque tenté de frapper Joséphine, histoire que l’asperge blonde puisse plomber la morte et qu’ainsi ils puissent quitter les lieux. Car bon, si Jonjon avait le droit de partir, pas eux. Et puis en quel honneur il avait le droit de partir lui ? A croire qu’elle avait besoin de lunettes la fille, le moins chiant et le plus captivant dans l’histoire, c’était lui, pas l’ange gardien ou le brin de blé calciné.

Bah… il ferma simplement les yeux en se grattant le sommet du crâne pour trouver une solution et quitter le hangar en feu, sans se préoccuper du nouveau couple de l’année. Alors, s’il levait son index vers le ciel, il sentirait forcément le vent, donc une issue… alors menant son doigt à sa bouche, il le suça juste avant de le lever fièrement comme une nouvelle arme vers le plafond, son regard s’y orientant dans un seul et même geste. Et ce qu’il vit… pourquoi avait-il cassé les escaliers ? La sortie… la seule autre sortie lui faisait de l’œil à l’étage, sa petite lucarne le regardait, charmeuse.

« Je me disais bien qu’une arbalète comme Sydney Fox ça me serait forcément utile… je vais me plaindre. » marmonna-t-il alors, tandis qu’il regardait obstinément le plafond, pendant que le pirate délavé s’attaquait au corsaire, cherchant à le laisser la tuer, la renvoyer au pays de Morphée le temps qu’ils sortent.

Raaaah, Jon ne pensait décidément à rien, il ne fallait pas chercher à la détruire, juste la faire se taire et l’empêcher de bouffer quelqu’un d’autre, enfin surtout pas lui. Ce fut à cet instant que le responsable de leur présence dans ce merdier se décida à interpeller Jamie, histoire de se tirer d’affaire, alors qu’il s’était rendu compte qu’il ne viendrait pas facilement à bout de l’armoire à glace.

« Aide-moi et je te ferai sortir d’ici ! »
« Moi je touche pas à mes potes, même pour tout le fric que tu pourrais me proposer, macaque. »

Il y avait ça, et surtout, il connaissait suffisamment Joséphine pour ne rien tenter contre lui à moins de vouloir terminer à l’hôpital. Et puis depuis quand les gangsters faisaient appel à lui ? C’était nouveau ? Wou-hou ! Sa côte augmentait, tout autant que sa réputation de grand espion international à travers le monde entier ! En attendant, fallait bien trouver un moyen de ne pas finir en poulet rôti, aussi il cherchait la petite télécommande qui lui aurait évité de tomber par terre tout à l’heure s’il l’avait eu avant. Ahhhh ! Elle était là-bas ! Où ça ? Ben dans les flammes pardi. Il lui suffisait de se faufiler comme ça sur le rebord, d’éviter les flammes en jouant à un monstre mutant, mi-sangsue, mi-crabe, capable de résister à des températures extrêmes, et surtout à finir par marcher sur quelque chose qui craquait laborieusement sous ses pieds. Allez ! Il fallait à tout pris rejoindre le petit boîtier, sinon Imhotep allait déclancher la fin du monde : Tayot !!

« 1 000 $ ! » hurla l’autre, sans le faire réagir.

Ca y est, il saisissait enfin la petite télécommande, qu’il faisait sauter entre ses doigts tellement celle-ci était chaude. Oui bon maintenant, le truc, c’était bien sûr de savoir comment ça marchait. Alors, s’il poussait le bouton noir… ça le faisait aller vers la droite, s’il appuyait sur le bouton rouge, ça… tombait très vite sur le sol, et cassait des caisses. Il manqua de tomber sous la secousse qui heurta son promontoire, alors qu’il sautait directement sur le sol comme un ouistiti, lâchant le petit boîtier qui termina sa course dans les flammes, commençant littéralement à fondre. Bon et bien, il n’y avait plus qu’un moyen… escalader la chaîne. Il prit son élan et sauta sur celle-ci, tanguant de gauche à droite sans pouvoir l’arrêter, ses pieds s’enroulant frénétiquement autour, tandis que l’une de ses mains se plaquait sur ses lèvres pour l’empêcher de rendre son repas du soir.

Lorsque le tout s’arrêta de bouger et qu’il commençait à sentir ses fesses rougir comme sous l’effet d’une couche sale, il jeta un coup d’œil à Joan qui se tenait toujours à la porte, et les deux énergumènes se battant toujours, Heathcliff ayant visiblement l’envie de se débarrasser de la fille, et l’autre ne le voulant pas. Il se décida à se hisser du mieux qu’il pouvait, rampant le long de sa corde de secours à la manière d’une limace. Hé, hé, le jour où quelqu’un aurait la peau de Jamie Maddend n’était pas encore arrivé ! Malheureusement, une balle le frôla de peu, et observant une nouvelle fois le sol, il remarqua que le psychopathe de service avait décidé de le prendre pour cible, comme s’il voulait se venger qu’il ait une chance de s’en sortir et pas lui. Sous la surprise, la chaîne s’était remise à tanguer, et il était hors de question qu’il la lâche, mais il tomba droit sur l’emmerdeur numéro un qui venait d’essayer de le flinguer, avant qu’il ne vomisse sur lui. Ce qu’il était beau dans cette belle couleur orange, ça lui allait comme un gant.

« Mais tu fais chier, j’allais partiiir ! » s’énerva Jamie en se relevant, et titubant dans la direction de Joan.
« Mais c’est… répugnant ! »
« Ouais hein ? » commenta-t-il en s’emparant de son arme qui était restée à sa ceinture pour menacer la casse-pieds notoire. « Allez, soit sympa, laisse-moi passer, j'ai pas envie d'avoir à te tirer dessus, t'es plutôt pas mal dans ton genre. Je te promets, je t’aurais pas laissé crever ici à ta place. » Oui... pas mal si on aimait les zombies, mais elle avait été mieux avant de se faire trouer par un imbécile, ça c'était certain.

Et si Jonjon décidait de l’en empêcher, il se voyait bien taper du pieds de contrariété alors qu’il voulait juste qu’elle le laisse sortir d’ici, sinon il était bon pour tenter de rejouer au chimpanzé, avec, espérons-le, plus de chance.
_________________
Enjoy !

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu...
Revenir en haut Aller en bas
Joan Eden
*{ Darker than Black | Admin



Inscrit le : 22 Avr 2008
Messages : 217
Âge : 26 ans

Secret Files
Powers: * Absorbtion des chairs
Clan: *Miam’s Slave
File Relations:

MessageSujet: Re: Getting away with murder [Jamie&Jon]   Lun 26 Mai - 13:49

« Allez, soit sympa, laisse-moi passer, j'ai pas envie d'avoir à te tirer dessus, t'es plutôt pas mal dans ton genre. Je te promets, je t’aurais pas laissé crever ici à ta place. »

Joan scruta les lèvres de cet espion d’exception. Puis inspecta le fond de ses amygdales lorsqu’il parla de le laisser partir, ouvrant son gosier comme celui d’un oisillon, prêt à engloutir un serpent. Puis elle balaya du regard Heathcliff, qui gémissait encore, s’exclamait comme une star qui dénonce l’inégale répartition des richesses dans le monde, déclarant l’émotion à la gorge qu’il fallait faire des dons par téléphone au 09-77…. Linton, Linton, tellement fier et sûr jadis, il se retrouvait avec les entrailles de son espion sur la belle étoffe qui composait son ensemble de vêtements. Oh ! Comment elle était d’accord avec lui ! C’était on ne peut plus écoeurant. Un doute vint assaillir la pactisante. Jusqu’ici elle n’y avait jamais songé. Lorsqu’elle engloutissait des gens c’était leur vomi et leurs déchets qu’elle suçait également, comme un vampire désespéré, plongeant ses canines dans le coup rugueux d’un vieillard alcoolique et séropositif. Joan avait conscience de l’impropreté de son pouvoir, mais jamais jusqu’à maintenant elle ne s’était imaginé en détail, la chair et surtout les salissures immondes qui pénétraient son corps comme une rivière tranquille, comme le Gange (si propre) qui se jette dans le Golfe du Bengale. Magnifique, Magnifique ! A décortiquer ce pactisant- ce tarzan des malheurs- en détails, jadis si appétissant qui emplissant Joan d’une faim inquiétante, venait de se transformer en Royan Canin périmé, pour elle.

Dans la confusion la plus absolue, alors que le hagard continuait sereinement de brûler et de faire hurler le bois et exploser les vitres, quelques coups de feu maladroits s’entendant au loin, Joan resta interdite, fixant avec horreur le premier de son espèce qui n’avait pas suscité chez elle une envie de meurtre, ni même une quelconque convoitise. Son cœur s’emballa, les crises répétées dues à ses besoins de tuer n’avaient l’air plus que d’un vague souvenir. Une nouvelle erre ? Sa démence était finie ? Plus de névrose ? Car c’était impossible pour elle de penser que c’était ces yeux globuleux et verts comme une marre de grenouille, et cette voix si antipathique qu’elle vous donne la nausée (même à son propriétaire apparemment) qui étaient l’auteur de ce calme olympien qui régnait dans l’esprit de Joan. Inconcevable. Elle n’y songea même pas.

- « Les hommes maudissent les démons, mais regardez vous, les pactisant ne valent pas mieux ! »|/color] Hurla Linton, ayant enlevé ses vêtements couverts de vomis. La scène risible devenait inquiétante. [color=burlywood] « J’aurais aimé être un démon et pas un satané monstre. On est tous des monstres Jamie, tu ne vaux pas mieux que nous ! »
Il s’avança d’un pas certain, le ridicule de son être s’effondrant soudainement, son regard apeuré disparut en un instant, tournant au jaune orangé alors que ses bras blancs prenaient une teinte violacée. Joan resta interdite ; on aurait dit contre son gré. La voilà de nouveau éprise par un pactisant. C’était donc ça qu’il était, le Heathcliff. Rien d’autre qu’un chien de monstre, tellement appétissant à ses yeux.
- « Je n’aurais jamais pensé en arriver là. » Aboya-t-il se retournant légèrement vers Jonathan pour lui accorder un regard sombre et serein. C’était toute une autre personne. « Ne t’en mêle pas, tu n’auras qu’à faire ce que Joan t’as dit. »
Un mouvement brusque colla la pactisane contre la porte, son regard apeuré toujours fixé sur Jamie qui semblait plus sceptique désormais.
- « Je…je ne peux plus bouger… » Murmura Joan, alors qu’un filet de sang serpenta de sa bouche.

C’est quelque mètres qui séparaient Joan et Linton, une lumière bleuté les ayant entouré, tout ce passa en l’espace de quelques secondes, l’image de l’homme s’effaça, comme un vieux film grésillant et dans un boucan semblable à celui du décollage d’Ariane, un évènement fusionnel se produit. Oui, on aurait pu appeler ceci une fusion, ou alors un n’importe quoi inattendu ; le fait est que Linton fut comme aspiré par le corps de Joan, sans aucun contact, ce n’était donc pas le pouvoir de la femme qui était un jeu.

Elle tomba à genoux, un râle grave et peu féminin s’échappant de ses lèvres. Quelques bruits étranges puis un rire nerveux et elle se releva, aisée et le regard jaunâtre comme une panthère.

- « J’aurais aimé attendre un moment plus confortable pour étonner Joan, mais je crois que je n’avais pas le choix. Bien le bonjour. Soyez certains que je me vengerais. »

La voix était celle de Linton. On ne pouvait pas se tromper et rapidement, le corps de Joan sortir de l’endroit en feu et ses jambes commençaient à courir.

Capable de voyager d’un corps à l’autre, animal ou humain, Linton, son le caractère facilement irritable et rapidement inquiéter et paniqué, prenait toute son aisance lorsqu’il empruntait le corps de quelqu’un d’autre, allant jusqu’à adopter des traits de caractère et les habitudes les plus marquées de ses hôtes, les gardant des fois plusieurs semaines après l’avoir quitté. Joan semblait être la personne parfaite. Bien qu’il aurait aimé qu’elle soit un homme pour avoir l’air plus imposant dans les projets qu’il avait, Linton se fit à l’idée de devenir une femme. Son pouvoir était en parfaite harmonie avec le sien et il avait beau chercher, il ne trouvait aucun autre pactisant avec les mêmes capacités. Il avait eut d’abord dans l’idée de s’en faire une alliée pour l’étudier et savoir les limites de son pouvoir, mais la situation n’avait pas tourné plus mal. C’était même parfait. La période d’essayage du produit – à savoir Joan – avait commencé.

Son libre arbitre et sa conscience ayant été mit en veille, Linton pouvait faire ce que bon lui semblait. Le monde semblait lui appartenir. Si jamais son pouvoir est trop compliqué, il s’en débarrassera par suicide…
- « Mais je me régénère du con ! » Claqua une voix dans sa tête.
Linton s’arrêta de courir, fit lentement un tour sur lui-même en espérant trouver une femme avec le même ton que Joan. Le hangar en feu au loin accouchait des deux autres hommes. Il se vengerait, mais pas maintenant. Cependant il avait comme une envie irrésistible d’aller les voir… spécialement Jamie. Il jeta la faute sur son comportement affreux, ne se doutant pas un moment qu’il allait avoir une crise d’envie de pactisant bientôt. Le corps lui appartenait, le pouvoir n’était qu’à lui, de même pour cette envie décidément plus physique que psychique, de manger du pactisant.

Linton recula derrière une grande baine à ordure, entendant déjà les pompiers sur les territoires du port. Les deux hommes allaient sûrement s’en aller, et il allait les suivre et… les manger ?
- « C’est quoi ces pensées… doux Jésus ? »…susurra-t-il alors que sa bouche commença instantanément à saliver.
- « C’est une crise, ducon. Tu es dans la merde. »
- « Mais non, je… »
- « Tu es en moi, ça fait 20 ans que je mange de l’humain. Alors je t’assure, tu es dans la merde. »
- « Qui…qui est tu ? » Il glissa une main vers le visage de Joan, ne comprenant pas.
- « Il n’y a rien à comprendre, Linton. Sors d’ici. »

Un court instant suivit et puis un autre silence inquiétant, les yeux toujours rivés sur Jamie et Jonathan au loin.
- « Je ne… je …ah ! Ah !!!! »
- « Quoi quoi quoi ? »
- « Laisse moi sortir ! »
- « Hein ? »
- « Je ne peux pas sortir de toi, et pourquoi tu parles dans ma tête… pourquoi…pourquoi ? T’es supposée être… être inconsciente…L…LAISSE MOI SORTIIIIIR »

Le cri s’envola au loin, mais personne n’entendit rien. Le feu craquetait férocement, et les camions des pompiers préparaient leur entré en scène.
- « Ecoutes Linton, c’est pas moi qui a déliré, réessaye, sors d’ici. »
- « J’ai…j’ai besoin…je …veux… » [
- « Quoi ? »
- « Manger…Jamie »
- « Non…non, je t’interdis de bouffer ce gros dégelasse ! »

Mais les jambe