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 One More Time [Gabriel]

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MessageSujet: One More Time [Gabriel]   Jeu 1 Mai - 0:23

[Et c'est le cas de le dire XD]



__________________________

« Je crois à la volupté de la chair et à l’irrémédiable solitude de l’âme »



Réponse à la question : « Crois-tu en l’amour Eris ? » Question posée par Brian Bishop, nouvel amant et dernière victime pour la soirée de la dénommée Eris Van Hooder. Interrogation avant affirmation. « Je crois bien que j’ai le coup de foudre pour toi ». Le coup de foudre, selon le dictionnaire, serait une expression francophone qui désigne le fait de tomber subitement en admiration amoureuse pour une personne. Phénomène presque mythique des notions amoureuses, et considéré comme un idéal romantique. Autrement dit, une notion bannie du vocabulaire de la jeune femme de vingt-quatre ans. La dernière fois qu’elle avait le béguin pour un homme, c’était il y a huit ans, et cela s’était soldé par un meurtre, autant éviter d’en arriver de nouveau là n’est ce pas ? Elle attrapa sa deuxième bottine blanche au talon noir et la laça, entourant sa cheville des cordons noirs. Elle était fin prête, propre et présentable pour aller travailler, alors que son amant paraissait encore entre ses draps pourpres, le torse à l’air, le reste caché par ce drap carmin. Elle n’éprouvait aucun remord, elle avait passé un très bon moment qui ne se reproduirait pas avec cet homme là. Un type de passage, une relation d’une nuit, de ceux qui ne donnent généralement plus de nouvelles après le passage à l’acte. Pour celui-là, il serait très aisé de découvrir pourquoi il ne se manifestait plus. L’explication ? Elle arrive, elle arrive, rassurez-vous. Eris se leva du bord du lit, dévoilant son mètre soixante-quatorze prolongé par 8,5 centimètre de talons, et se dirigea vers son sac noir, qu’elle ouvrit, faisant mine de chercher quelque chose dedans, rien n’avait bougé dans son entrepôt de fouillis féminin. Bruit de clés qui s’agitent, parfait, c’était ce qu’elle voulait. « Tu t’en vas ? Tu es certaine de ne pas vouloir rester plus ? » Sûre et certaine. Elle ne voulait et ne pouvait rester, de toute manière, elle avait une excuse imparable… « Je dois être à mon travail dans moins d’une heure ». Sourire d’ange et regard compatissant. Pauvre petit qui allait rester tout seul ! Plus pour très longtemps, Eris s’empara délicatement du python qui l’accompagnait cette nuit. Kâa qu’elle l’avait nommé. Animal complice de ses méfaits, ou seul coupable ? Quoi qu’il en soit, la belle démone se dirigea vers le lit, le python autour du cou, prêt à s’en échapper dès la première occasion. Opportunité qui se présenta dès que la jeune femme se pencha sur son amant pour lui soutirer un rapide baiser, ce fut à ce moment précis que le reptile se laissa glisser de la délicate gorge de sa maîtresse pour venir s’enrouler autour de celle de son ravisseur amoureux. « Eris, je sais que tu aimes les serpents, mais… Tu ne pourrais pas enlever le tien de sur moi ? » Petit sourire sadique devant la pseudo-détresse de son futur ancien amant. « Il doit t’apprécier. Ou pas… » Ajouta t’elle dans un rire vicieux tandis que l’animal resserrait son emprise agilement, avec lenteur et pourtant, rapidité. Enfin, ce fut terminé. Eris reprit son compagnon, l’enroulant autour de son propre cou. Il régnait une certaine connivence et confiance entre ses deux meurtriers là. La démone s’empara ensuite d’une chaîne que le cadavre portait autour du cou. Encore un trophée, elle ne les comptait plus ; et que pourrait-elle donc lui prendre d’autre à part l’argent de son portefeuille ? Il n’y avait rien qu’elle n’ait déjà. Renouveler ce quelle possédait déjà ? Les draps étaient affreux, la télé, elle en possédait une bien mieux, quand à son Pan-Pan (désigne ici un pistolet XD ), aucune utilité, Eris abhorrait les armes à feu. Bah… Un de ses bibelots ferait bien l’affaire. Prenant un éléphant taillé dans de l’acajou, Eris le fourra dans son sac et disparut de l’appartement dans la seconde qui suivit, se dirigeant vers Brooklyn, endroit où elle vivait et où elle travaillait durant la nuit.

L’After Midnight , club apprécié de la gente démoniaque et obscure. Eris y travaillait depuis son arrivée ici, alors qu’elle avait 18 ans. Elle aimait cet endroit, son deuxième chez elle, l’ambiance qui y régnait lui plaisait, la rendait encore plus amoureuse du lieu. La jeune femme était danseuse dans ce Night-club, bien que possédant parfois un tout autre rôle, notamment dans les soirées spéciales où elle proposait une toute autre activité avec les cartes, notamment des jeux d’argent, comme le Poker, activité qui se déroulait dans un coin plus calme de la boîte, dans une sorte de salon privée. C’était d’ailleurs dans ce genre de lieu qu’on faisait très souvent des rencontres plus ou moins intéressantes, du moins, dans le cas d’Eris. Passons. Eris était à cet instant présent sur le bar, dansant avec une grâce et une sensualité hors du commun, tous ses gestes semblaient lents, comme si le temps avait décidé de les allonger, de les rendre plus gracieux, à la hauteur de la jeune femme au prénom de la discorde. Ses longs cheveux blonds étaient détachés, flottant dans l’air, à la suite de ses mouvements de tête. Son bassin roulait, tout autant que le lasso qu’elle tenait en main. Sa tenue, un pantalon et un haut à lacets, de cuir, luisait doucement sous la lumière des spots, dans des reflets rouges, blancs, bleus… Elles étaient deux sur la surface du bar, Eris et une autre jeune femme, à l’opposé d’elle, toutes deux désirées dans la danse sensuelle de leur mini-show. Ambiance diaboliquement charnelle et terriblement envoûtante, qui n’avait d’ailleurs pas finit de l’être, commençant tout juste.

Eris semblait en transe, comme sous la tutelle d’une substance pour le moins illicite, ce qui n’était pas, pas plus qu’elle n’était sous l’emprise de l’alcool. Durant son service, elle ne s’autorisait que deux ou trois verres, histoire d’accompagner parfois la clientèle, jamais au-delà. Elle ne tenait pas à se retrouver dans le lit d’un type inconnu ou pire, sous le joug d’un chasseur. Son lasso passait par-dessus elle, sous elle, tournant autant que son bassin. Désirable créature, cow-boy féminin animé d’une flamme démoniaque qui ne demandait qu’à se dévoiler aux yeux de tous. Nouveau pas, regard planté droit devant l’entrée des lieux, éclair de lucidité pour terminer par un sourire en coin et charmeur. Le Loup était entré dans la bergerie démoniaque. Curieusement, le lasso sembla prendre de la vitesse, prêt à être lancé au moment propice. Occasion choisie, au moment même où il passa près du bar, le lasso sembla flotter un moment dans les airs…

[Flash-Back] C’était une soirée spéciale Démons. Le club, comme à son habitude, était bondé. Pour une fois, ce soir, Eris ne jouerait pas les danseuses, mais une toute autre activité : animatrice du jeu favori de beaucoup d’hommes : le Poker. Elle-même était joueuse, et une très bonne joueuse, difficile à gagner. Ce soir, elle avait encore battu à plate couture un amateur et mélangeait les cartes, tandis que son regard balayait la salle. Il était alors apparut, cigare au bec, prêt à jouer… Oh, il avait tout de suite plu à la jeune femme, autant dans sa façon d’être que physiquement. Mais Eris attachait surtout beaucoup d’importance au psychique. De lui, elle n’avait pu obtenir que son prénom. Gabriel, comme l’archange… L’était-il seulement ? Elle avait bien tenté de le séduire, comme le font toutes les femmes seules, hélas, sans effets… Il était bien vite reparti… [/Flash-back]

…Avant de venir s’enrouler autour du torse de l’homme et se resserrer sous une impulsion de la jeune femme, invitant ou plutôt obligeant le fameux prisonnier à se rapprocher du bar mais aussi à croiser le regard saphir d’Eris qui venait de se pencher sur lui, un sourire moqueur en coin des lèvres alors qu’elle tenait toujours la corde en main. Sa voix, doucement, susurra à l’oreille du détenu encordé – puisque parler éloigné dans une telle ambiance est assez difficile - ces quelques paroles:


« Gabriel… Je t’offre un verre ? »
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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Re: One More Time [Gabriel]   Jeu 1 Mai - 2:00

L’air avait un arrière goût amer qui dévoilait avec plaisanterie l’impuissance du démon. Cela faisait presque une semaine qu’il avait perdu tout pouvoir, toute douleur et sa crainte d’autrefois fut supplantée par celle de la mort. Le goût exquis de la frayeur de sa propre disparition lui procurait des frissons glaciaux. Agréable. Il essayait de d’accepter le fait qu’il aimait cette autre volupté, se sentant tout proche de ses victimes d’antan vulnérables et troublées.
Le démon, se noyant dans sa faiblesse, soutenant toujours cette apparence assurée de l’ancien sourire mesquin comme héritée d’un passé trop lointain pour qu’on ose en parler, revint sur les lieux de ses anciens crimes. Elliot Cooper, était-elle ici ce soir ? Cette peste noire qui, de la bassesse de ses paroles, n’avait provoqué en lui qu’une légère fièvre. Rien de plus, il n’avait pas peur. Gabriel ne devait as avoir peur mais son cœur était agité comme l’hilarité et ses dents grinçaient à plusieurs reprises, témoins indiscutables et silencieux de son aliénation intérieure. Il ne désirait pas la voir, la danseuse qui pourrait lire ses pensées anarchiques et découvrir le pathétisme puant de son être dont les seules bribes d’enfer résidaient dans l’expression de son visage et ses gestes perfides.
Cette sensation envoûtante, nouvelle et sinistre qui assassinait sa logique, violait son esprit impassible et poignardait son ventre d’une angoisse qu’il maîtrisait à peine, Gabriel l’aimait encore d’avantage lorsqu’il songeait à ses peines perdues. Un petit accident, une erreur ridicule qui lui coûta son influence et lui vola ses années, ses décennies d’indomptable et de repentir.
Le visage impénétrable, qui ne laissait voir aucune crispation et aucun plissement aux coins des yeux, traduisant le magnifique Tohu-Bohu dans son être, Gabriel poussa la porte de l’After Midnight. La musique, le fumée et les corps se tordant comme des vers au soleil lui parurent plus affreux que la dernière foi, l’odeur plus dangereuse, les sons plus agressant. Oh ! Comme il était bas, plus bas que l’Enfer, plus horripilant qu’un déchet, plus répulsif qu’un excrément. Sa misère venait tout juste de commencer et il tremblait déjà comme une vierge.
Le démon traversa rapidement les salles, sentant son cœur défaillir à chaque frôlement. Que ferait-il en cas d’attaque ? Sa respiration saccadée et les vomissures qui le tentaient comme de folles catins malades à chaque instant lui brouillaient la vue. Il n’était rien sans ses pouvoirs ! Le démon en avait conscience mais il ne pouvait s’empêcher de jouir quelque part, à fond de ses moisissures spirituelles et ses tripes convulsés. Oh ! Ce sentiment d’infirmité qu’il aille au diable. Gabriel n’a plus mal et ne scrutera pas chaque objet pour voir s’il ne s’enflamme ou ne se déplace de part sa faute, s’il ne sent pas en lui une nouvelle peur s’incruster comme une maladie vénérienne.
Cela méritait quelques sourires contentés et lorsqu’il finit de traverser la pièce, sa main se plaqua contre une porte en bois massif, qu’il poussa avec du mal avant de s’y glisser comme un rat, obliger de se casser quelques côtés pour s’engouffrer dans un trou et échapper à ses prédateurs.
- « Est-ce que les démons remontent à nouveau à la surface pour que tu entres ici ? » Ricana la seule voix de la pièce, vieille et boueuse, rythmée par un léger bruit raque au fond de la gorge.
Gabriel laissa un sourire satisfait tendre ses lèvres dans un accord aigu. La pièce brumeuse à cause des cigares colombiens, dont l’odeur rappelait la soumission absolue et le silence idéal calmèrent les angoisses du démon, qui vint s’asseoir devant le grand le grand noir, qui laissa échapper d’entre ses lèvres sèches, un long voile de fumée parfumée.
- « Je serais occupé dans les prochains jours. Je ne pourrais pas accomplir ta demande… » Lança Gabriel d’un ton nonchalant, glissant sa main inutilement gantée vers l’étui à cigares non loin de son hôte.
Le noir ricana, dévoilant ses dents d’un blanc parfait et allumant ses yeux gris d’une flamme cynique.
- « Dis plutôt que tu as été chassé des grâces du Diable, Gabriel. Ton nom déjà suggère une chute…brutale de ton apogée. Ton temps s’est écroulé ? »
Il siffla entre ses dents, sous l’œil inquiet de Gabriel, qui après un court moment d’affres, reprit son sourire exigu.
- « Les nouvelles vont vite… » Grinça-t-il avec dégoût, en attirant vers sois un des cigares.
L’autre se releva avec violence, laissant tomber sa face moqueuse et énigmatique qui rendrait n’importe quel comédien jaloux, pour s’exalter sans retenue devant l’aveu implicite du démon.
- « Les rumeurs sont donc réalité ! Tu es plus inutile qu’une catin lépreuse ?! »
- « Plus bas, plus bas. Si tu désires me tuer, fais le maintenant mais si tu veux en savoir plus, rassis-toi et écoutes… » Murmura Gabriel, faussement confus en utilisant le briquet luisant de son ami pour la première fois.

Djimon Tayvor était un des rares survivants contaminés ayant gagné le pouvoir des démons et leur respect. C’était également l’un de seuls à approcher Gabriel autrement que par la pointe de son arme et malgré leur relation tendue, aucun des deux n’aurait osé engager une lutte sachant très bien les pouvoirs de l’autre. Jusqu’ici, ils ne s’étaient étonnées que des autres et pendant que le regard brûlant de Djimon regagnait sa quiétude et qu’il se rassit, Gabriel esquiva un ricanement, persuadé qu’à sa place il aurait déchiqueter son ami. Ce dernier en était conscient et comprit parfaitement le sourire mesquin du démon mais la loyauté de Djimon lui était particulière et ses fortes croyances l’empêchaient de commettre une trahison.
- « Je n’écouterai pas tes plaintes. » Fit-il froidement, lors que Gabriel appliquait ses dents acerbes sur le cigare.
- « Je ne suis pas encore tombé si bas. Mais assez pour demander de l’aide. »
- « C’est encore plus ridicule. Je n’aide pas les assassins. »
- « Je te sens pourtant, de maintes fois. »
Le démon ironisa une légère grimace moqueuse et Djimon acquiesça. Les deux créatures avaient de nombreux des contrats ensemble, dont la majorité concernait les assassinants et jamais Gabriel ne refusa une de ses demandes. Le démon ne demandait en retour qu’une réputation soutenue car Djimon pouvait enterrer la gloire d’une créature comme révéler au grand jour la splendeur d’un être qui en vérité n’est qu’une vermine puante. Le contaminé avait beaucoup de relations et ses traits graves, ses regards réfléchis expliquaient une grande expérience et une méfiance sans pareille. C’est pour cela qu’il ne tuait que par l’intermédiaire de Gabriel et avec l’impuissance de celui-ci, il voyait son principal atout s’évanouire.
- « Que veux-tu que je fasse pour toi ? Tu ne m’es plus utile… pas plus qu’à toi-même. » Fit le noir avec dédain.
- « Je veux que tu te taises et que tu nie la rumeur, que tu l’étouffes avant qu’elle n’arrive aux oreilles des chasseurs ! »
- « As-tu peur pour ta misérable vie ? »
- « N’en ai-je pas le droit, maintenant qu’un enfant serait capable de me tuer ? » Tonna Gabriel avec colère. « Je quitterais la ville, j’aimerai que cela soit de mon vivant. »
- « Tu ne vas pas essayer de récupérer tes maudits pouvoirs ? »
- « Qui te dit que j’en ai envie ? »
Djimon le contempla avec sceptique avant de hocher la tête, soucieux.
- « Tes maux sont remplacés par la peur de mourir. Ceci n’est pas mieux, Gabriel. Mais soit, je démentirai jusqu’à ce que tu disparaisses. Je suppose que tu ne pourras pas éliminer celui dont nous avons parlé la dernière foi. »
- « Tu développe des dons de prophétie ? » Ricana le démon.
- « Cesse. »
La pièce fut plongé dans un silence voluptueux et léger, chacun réfléchissant aux changements qui allaient se produire dans les prochains jours. Gabriel soupirait quelques fois, ébranlant la quiétude du lieu et masquant la respiration raque de Djimon.
- « Une dernière chose. » Murmura ce dernier. « Je serai occupé à te chercher un remplaçant, qui certainement périra dans les 24 heures mais soit. Alors j’ai une ultime faveur… ordre à t’indiquer. »
Ils sourirent d’un commun accord avant que le noir continue avec une expression partagée entre l’embarras et l’affection.
- « Une petite femme qui mange mes clients. Je voudrai que tu l’approches et que t’en apprenne plus. »
- « Ai-je l’air d’un séducteur ? » Esquiva Gabriel, fortement contrarié.
- « Il se trouve qu’elle a mit l’œil sur toi, la dernière foi que tu es venue à une de mes soirées Poker… »
Djimon lui tendit une photo prise avec rapidité, mais où on pouvait encore apercevoir la silhouette serpentée de la fille en question, son regard irréel et l’expression surprirent Gabriel dans son fâcheux oubli.
- « Je n’en ai aucun souvenir. » Marmonna-t-il en jouant avec le coin de la photo.
- « Eris Van Hooder, c’est un démon. »
- « J’en suis presque étonné… »
- « Elle sera contentée si tu fais semblant de t’en souvenir. Ceci te changera les idées, par la même occasion. »
- « Merci de l’attention. J’apprécie. Et où puis-je trouver la phallo-vore ? »
- « Elle est entrain de danser… »
Gabriel accorda un regard interloqué à Djimon tout en se levant. Ce dernier sourit avec absolution.


***


Lorsque Gabriel pénétra dans la salle tumultueuse, ses craintes étaient plus silencieuses et son regard plus confiant, glissant avec intérêt sur Eris Van Hooder, quoi jouait comme une enfant devant les regards curieux des mâles n’osant crier leurs veux. Ses hanches sauvages bouleversaient ses chaires jusqu’à l’extrême et elle ne semblait ni vivant ni morte, comme une splendeur divine venue d’outre tombe. Son sourire, comme un rasoir agile, taillait les veines ventrales des hommes et séduisait l’inconscient des femmes. Le démon soupira comme dans un songe soucieux ; ses fureurs oubliées depuis trop longtemps, il se sentait bien trop vulnérable. Se concentrant sur ses douleurs, avant, désormais il n’avait plus que lasso tournoyant comme un phénix blessé dans les airs dans sa tête déraisonné.
Mais rien n’était plus présent que la mort à ce moment là. Eris, telle la Faucheuse déguisé en Charme, l’accrocha du regard, avec sa faux brûlante. Elle murmura ses quelques paroles futiles, et rompit la suavité fragile de Gabriel. S’il avait perdu ses pouvoirs, il n’en demeurait pas mois insensible et mesquin. Quelle bêtise fut-ce que de se croire changé, à cause d’un tel détail comme la perte des pouvoirs ! Le démon sourit, comme s’il tenait la vie des mortes entre ses doigts. Un démon reste un monstre ; aussi pathétique qu’il soit, aussi faible ou dégoûtant !
- « Eris, je ne savais pas que vous vous appliquiez à animer des soirées si mornes et si indignes de votre présence. Laissez, je préfère largement votre compagnie à l’alcool mais les deux ne feront qu’amplifier ma joie. » Et ses yeux se plissèrent dans une joie étrange, brillant comme deux lucioles déjà mortes « Deux coupes » Fit-il au serveur qui s’épouvanta à sa vue.
Gabriel ne buvait que rarement de l’alcool, celui-ci ayant peu d’effet sur son corps mais il fallait bien autre chose à Eris, que le sourire méphistophélique qu’il lui accordait.
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MessageSujet: Re: One More Time [Gabriel]   Jeu 1 Mai - 2:04

L’ambiance dans la salle se faisait de plus en plus brûlante, charnelle et luxurieuse. Plus encore que lorsque l’autre démon, le fameux Gabriel, était entré dans la boîte. Les danseuses alliaient à merveille grâce et sensualité, renforçant cette attitude d’irréel. A les voir, il est vrai que l’on pouvait se demander si elles étaient vraiment vivantes, ou si, au contraire, elles feraient partie du monde des morts et ne se mouvaient que dans le but de divertir Satan lui-même ou au contraire, était ce pour attiser les regards des hommes présents dans la Salle, pour accentuer leurs désirs et faire en sorte qu’ils ne pensent qu’à leurs hanches qui se balançaient doucement de droite à gauche, lascivement, que leur esprit les pousse à songer un peu trop loin à elles. Ces tentatrices du Diable ne faisait que les pousser à vouloir les posséder ne serait ce qu’une nuit, voire quelques heures ou minutes. Ce que l’on aurait pu donner pour croiser leur regard, ne serait ce que la moitié d’une seconde. Hélas, leurs paupières étaient ou closes, alors que leur corps suivait sans problème le rythme de la musique comme habitué. Ou alors, leur regard était rivé ailleurs ou sur une autre personne qu’eux, accentuant la frustration qu’ils ressentaient déjà. Elles étaient toutes prisées ces danseuses du maître des Enfers, autan Elliot qu’Eris ou encore même Tyra. Ces trois jeunes femmes au corps diabolique, à la beauté enivrante et au regard qui vous cloue sur place une fois croisé. Toutes trois avaient différentes manière de réagir et de se comporter, Tyra par exemple était un véritable félin, aussi bestiale qu’un fauve. Elliot elle, surnommée Casey à l’After Midnight, pouvait parfois jurer comme un charretier mais se montrer sensuelle en même temps. Eris, quant à elle, cette fille de la discorde, elle vous apparaissait douce et charnelle, et vous n’aviez pas tout a fait tort. Elle ne possédait pas d’autre surnom que la dame aux cartes ou tout simplement Eris. Charmeuse enfantine, elle jouait avec les fantasmes des hommes, s’amusait de tout son être de jeune femme irréelle. Diabolique tentatrice, elle se plaisait à rendre fous tous ces pauvres hommes qui avaient la chance de ne pas être attiré dans son lit. Couche qu’elle ne remplissait que très peu en vérité, préférant se rendre chez ses amants, cela lui évitait d’avoir à se débarrasser du corps par la suite. Ah oui...Eris et sa lubie de tuer les hommes après les ébats. Mauvaise habitude qu’elle avait prise et qui ne la quittait plus. Et dire que tout cela avait commencé avec son ex petit-ami, il y avait maintenant six longues années. Certes, elle avait déjà tué un chasseur lorsqu’elle avait 15 ans, mais cela ne comptait pas, la proie avait été trop facile, plongée dans un trouble qui n’aurait pas dû être. Mais c’était là une toute autre histoire qui ne trouve peut être pas sa place ici… Bizarrement, la jeune femme ne s’en prenait qu’aux hommes, ces êtres vils qui ne savaient faire que blesser les être qu’ils voyaient comme inférieurs : les femmes. Et pourtant, si l’on regardait de plus près, comme à cet instant présent, n’étaient-ils pas plus faibles qu’elles ? Leur plus grande faiblesse étant bien entendue les jolies femmes, comme celles qui se mouvaient à cet instant sur le bar, l’une se tenant à une barre de fer planté dans le plafond et dans le bois du bar, l’autre jouant avec un lasso, le faisant tourner autour d’elle, à la manière d’une cowgirl qu’elle n’était pas. Il n’aurait suffit que d’un geste de ses dernières pour que l’un d’eux ne se précipite sur le bar et ne colle son corps contre celui de la jeune femme, forçant cette dernière à subir l’âcreté de son odeur masculine et les attouchements de ses mains grossières, jusqu’à ce que Mister Junior ne pointe le bout de son nez, vous démontrant par ax +b que j’ai raison…

La démone qu’était Eris avait finalement localisé Gabriel, cet homme qu’elle avait repéré lors d’une soirée poker de son patron et qu’elle se chargeait d’animer, avec d’autres personnes. Il avait ce petit quelque chose en plus qui avait très vite poussé la jeune femme à s’intéresser d’avantage à lui, rien n’aurait pu l’empêcher d’obtenir les renseignements qu’elle désirait. Elle savait désormais où il habitait, mais jamais, Oh grand Satan, jamais elle ne se serait permise de s’y rendre, trouvant que ce genre de comportement la ferait passer pour une fille désespérée, ce qu’elle n’était pas du tout. Elle avait aussi découvert que Gabriel n’était pas que comme il paraissait : lointain. Il l’était vraiment, et même si elle en avait eu un rapide aperçu, on le lui avait confirmé, tout comme on lui avait dit de se méfier de ses réactions et colères. Mais comme vous le savez peut être déjà, Eris aimait mettre sa vie en danger et se sortir des situations délicates avec ou sans problèmes. Joueuse, elle dansait sur le fil de sa vie, allant jusqu’à flirter avec la mort, l’entrainant dans une valse érotique où les pas se succédaient et où leurs deux corps étaient collés-serrés, jusqu’à ne former presque qu’une personne, comme à cet instant, sauf que cette fois, la faucheuse n’était pas là et qu’elle en prenait les traits, comme le pensait si bien l’homme dont elle était « éprise ». Ce qui était étrange, pour elle, c’était qu’elle ne l’ait jamais remarqué ici, alors que pourtant, elle travaillait dans cet endroit depuis bien longtemps maintenant, à croire qu’ils avaient réussit à se cacher l’un de l’autre jusqu’à présent. Et cette fois, elle n’allait certainement pas le laisser filer, lui échapper comme il l’avait fait la dernière fois. Le considérait-elle comme une proie ? Absolument pas, c’aurait été reléguer le puissant démon au statut d’animal, disons simplement qu’Eris était… Attirée par cet homme qui faisait bien 35 ans. N’y voyez là aucune attirance pouvant conduire à ce sentiment que l’on nomme Amour, Eris ne le connaissait que trop bien pour ne pas vouloir replonger son être dedans. Il s’agissait simplement d’une attraction comme elle n’en avait que peu ressentie. Même tous ces hommes qu’elle avait connue ne lui avait pas fait cet effet ; c’est pourquoi elle s’était servie de son lasso pour emprisonner son obsession et le mener jusqu’à elle, lui proposant par cette occasion un verre. Elle ignorait qu’en réalité, c’était elle le « gibier » et qu’il était envoyé par son propre patron. Mais peu importait, puisqu’elle avait réussi à capter son attention.
« Eris, je ne savais pas que vous vous appliquiez à animer des soirées si mornes et si indignes de votre présence. Laissez, je préfère largement votre compagnie à l’alcool mais les deux ne feront qu’amplifier ma joie. » Lui ôtant le lasso, Eris eut tout d’abord une petite lueur légèrement surprise au fond de son regard de glace, avant finalement de laisser cet éclat de contentement prendre le dessus. « Il faut bien quelqu’un pour les rendre moins mornes. Vous trouvez ma présence indigne de cet endroit ? Et où me verriez-vous volontiers ? » répondit elle tout en roulant le lasso et le posant à l’arrière du bar, alors qu’elle ne quittait plus le démon des yeux. Dans le but de descendre de la surface du bar, Eris tendit sa main au démon dont le regard ne pouvait que l’envoûter encore plus, sans rien laisser paraître pourtant. La jeune femme avait beau être une danseuse de « bar », elle n’en restait pas moins maniérée, possédant quelques bon principes. Une fois sur le sol ferme, la jeune femme entraina « son » démon dans un de ces salons privés qui sont faits pour les choses…privés comme leur nom l’indique, après qu’il eut obtenu les coupes demandés, et sous le léger tiraillement de la chemise dont la jolie démone était responsable. Qu’il n’y voit pas là une manière d’abîmer ses affaires pour mieux les lui ôter, Eris avait eu son quota d’homme pour la nuit…Une fois dans le fameux salon, la démone laissa Gabriel s’installer avant de fermer la porte et de venir s’assoir, à côté de lui. Alors qu’elle semblait s’être bien donnée dans la danse, elle semblait encore fraîche, comme si elle venait tout juste d’arriver… « Je suis ravie de vous revoir Gabriel. » Vous. En temps normal, Eris tutoyait, mais si l’on se permettait de la vouvoyer, elle en faisait de même…
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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Re: One More Time [Gabriel]   Jeu 1 Mai - 2:09

Le monstre suivit la danseuse, qui, non contente d’élever ses commissures comme les pointes des fouets, l’avant saisit discrètement mais fermement par sa chemise. Il refrogna une grimace, quelque peu effrayé de cette attitude de sybarite et la volupté rigoureuse qui se dandinait dans ses pupilles tout comme dans ses hanches, tournoyant la tête des clients dont l’œil effarouche dégoulinait de jalousie. Son corps divaguait comme du sable mouvant, prête à engloutir les hommes dans ses perfidies mensongères. Mortels, tombés plus bas que les créatures des enfers, voyaient-ils quelques fantaisies à envier là dedans ? Gabriel aurait volontiers cédé sa place d’animal faible à quelqu’un dont non seulement le corps, mais aussi les pensées étaient chétives et volages.
Cependant son sourire, aussi faux, aussi dépourvu de quiétude, n’en demeurait pas moins persuasif. Il ne lui restait plus que ses années de douleurs qui semblaient si lointaines - désormais qu’il était plus impuissant que Dieu - pour éviter de tomber entre les griffes de cette Sylphide, génie féminin plein de grâce d’où s’émane quelque fois un parfum de perdition.
Entraîné dans l’antre du Diable, autre que le sien, Gabriel eut le temps d’échanger un regard avec Djimon, sortit de sa cachette et souriant comme un Satan au fond de la pièce. Ses lèvres charnues murmurèrent un mot ou deux, que le démon ne put saisir mais dont le sens ne pouvait lui échapper. Le perfide ! Il n’avait aucunement besoin d’information sur cette satanée Psyché, qui rend jalouse Venus. Cette rencontre n’aboutissait qu’à une petite vengeance émotionnelle…
Gabriel était un de ces puissants démons dont l’exigence d’humilier était vitale, dont la nécessité de se sentir supérieur était au-dessus de la vie même. Le malheureux semblait gérer la perte de ses pouvoirs si bien, que Djimon avait choisit la juste punition pour lui faire comprendre sa bassesse. La femme. Oh ! Cette créature qu’il a tant méprisée et réduit à genoux et en cendres durant des décennies, serait celle qui humilierait le plus Gabriel s’il se sentait faible en sa présence. Et dans cet instant précis, c’était exactement la peur de la vulnérabilité qui remplissait son cœur débordant de fureur.
Le regard du démon noircit comme l’eau boueuse agitée après cent ans de repos divin.

La porte se renferma avec un bruit sec de vengeance. Gabriel s’écroula dans un des canapés dont le cuir trop soigné grinça avec appréhension. Eris vint sombrer dans l’ombre du démon et saupoudra le silence pernicieux et impatient de paroles mielleuses masquant tout un monde de massacres :
« Je suis ravie de vous revoir Gabriel. »
Le concerné laissa échapper un râle content accompagné d’un sourire courtois. Sa gorge desséchée ne faisait qu’augmenter malaise qui était désormais évident.
Sa pensée était oppressée et il n’arrivait ni à blâmer Djimon, ce sacré contaminé à l’âme du diable, ni à élaborer à une supercherie pour se glisser vers la porte et aller retrouver son Manoir aussi maladif que lui, qu’il allait devoir quitter dans les prochains jours pour s’échapper comme un lâche, rattrapé par les démons de l’impuissance qu’il avait tant supplié jusqu’à maintenant. Gabriel ne savait que vouloir : cet état d’inconsistance le troublait tout autant que la peine omniprésente de son époque de gloire mais il n’allait jamais s’autoriser le délice et la souffrance de désirer un Pouvoir sans Faille. Si tel était le cas, à quoi penserait-il ? Son être était trop habitué à songer à son propre malheur pour être occupé par autre chose que cet égocentrisme magnifique et l’embellissement des jérémiades.

Une main gants inutilement, soucieuse, vint se glisser sur le front du démon. En temps normal, ce déguisement hivernal était là pour empêcher tout contact physique, au risque d’enflammer l’autre, au sens premier du terme. Mais maintenant qu’il s’était débarrassé de cet inconvénient, après avoir fantasmé pendant des années sur une liberté tactile, le voilà qui ne pouvait pas se séparer de ses manies. Se dissimuler, garder ses secrets pour lui, mentir et encore mentire… jusqu’à mourir étouffé sous les sournoiseries et ressusciter encore et encore, pour espérer sans succès et craindre sans raison. Sa douleur, sa chère douleur… voilà qu’il désire ; ses pouvoirs, rien que par les peines qu’il a ressentit et sa mine soucieuse lui donne un air ancien de pourriture divine. Désormais qu’il n’a plus de secrets à cacher, qu’il ne peut plus égaler ses souffrances à celui du crucifié, Gabriel se sentait tellement vide et la vacuité de son existence ne faisait qu’augmenter à chaque inspiration, remplissant son cerveau d’un Spleen trop humain.

Si cela fait du bien lorsqu’on a mal ? Oh que oui ! Mais une souffrance personnelle et égoïste. De toute manière, qu’en savent-ils, ces autres, de ce qu’il a vécu et de ce qu’une ordure comme lui peut désirer ? Ils ne savent que ce qu’il déteste. Mais le calme et la sérénité lui font bien plus mal que les balles en argent et le Christ.
L’air de la pièce vaniteuse, scène où se déroule l’ultime acte des démons, avec pour héroïne principale Eris Van Hooder et son parfum à enivrer les mortels et à soumettre l’éternité, rendait malade le démon. La tragédie de sa vie prenait fin et si la Terre n’était pas ôtée de son existence par la main suprême de la danseuse des Enfers, il ira se pendre comme un bon diable.

Quelques secondes à peine, et toute sa chaire jadis si mystérieuse et intrigante à la fille devait lui sembler terriblement ennuyante. Le démon n’en savait rien, comment elle le percevait et il n’y avait que la chaleur de ses hanches qui lui témoigne sa présence. Il était déjà aveugle, il ne manquait plus qu’on lui enlève la raison, déjà faible, et il n’aurait plus aucune fonction. Ah ! Jérémiades, Jérémiades. Que serait Gabriel sans vous ? Et ses pensées qui divaguent, divaguent sur le bord du Léthé comme un mortel s’accrochant avec trop de conviction à son ancienne vie.
Lentement, un sourire équivoque joua sur ses lèvres et il releva son visage préoccupé en accordant un regard d’excuse.
- « Moi de même. Excusez cette mine disparate qu’est la mienne ; vous êtes la seule plaisante vue de ma terrible journée. Dites-moi plutôt pourquoi avez vous besoin de calme, ici, dans cette pièce ? Est-ce que quelque chose de primordial doit être avoué de vos lèvres ? »

Gabriel soupira, accordant un long regard à la fille, changeant d’expression et regagnant son assurance. Cette inconstance sentimentale était étrange, pour le démon lui même et jadis préocupé et effrayé, il retrouvait le goût du danger car s’il continuait sur cette voie de tragédie antique, il allait finir par devenir plus fou qu’il ne l’est déjà. De plus, les buts d’Eris l’intriguaient tout autant que ses pouvoirs car il fallait connaître ses ennemis de près et il l’a considérait comme tel. Ses yeux n’ayant pas l’once de l’apaisement et sa bouche semblable à un blasphème ne lui inspirait pas plus confiance qu’un monstre tout fraîchement sortit des enfers. Tout n’était ici bas que de vaines apparences.
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MessageSujet: Re: One More Time [Gabriel]   Jeu 1 Mai - 18:22

Et la belle succube se frayait un chemin parmi la foule sans grande difficulté, comme si le passage lui était cédé, comme si elle avait une emprise sur tous les hommes qui étaient présents dans cet endroit famélique et dont l’ambiance étouffante prenait de plus en plus d’ampleur. Ses délicats doigts dorés aux ongles parfaitement manucurés tenaient avec légèreté mais fermeté un pan de la chemise de son prisonnier, comme s’il avait s’agit d’une corde ou d’une chaîne, et menait le captif victime de sa passion droit dans son antre, dans son nouveau pénitencier. Endroit que bien des hommes auraient sans doute voulu connaître, mais c’aurait été sans aucun doute pour leur plus grand malheur n’est ce pas ? Après tout, Eris avait beau paraître comme une jeune femme parfaite, elle n’en restait pas moins une démone secrète dont on ignorait tout. Un mystère à part entière qui ne se lassait pas de renforcer ce nuage énigmatique autour d’elle. Il était sans nul doute préférable d’en savoir un peu plus sur elle avant de s’aventurer complètement sur le sentier de voluptés et d’insouciance qu’elle vous suppliait de suivre pour parvenir jusqu’à elle… Et si l’archange déchue était désireux de laisser sa place, c’était une idée inconcevable pour la jolie diablesse qui avait cédé à l’impulsion de son attrait pour ce puissant démon. C’était une ambition sans nom, et dont la quête était incertaine, puisqu’ils ne savaient presque rien l’un de l’autre, ce qui n’était pas pour faciliter les choses.
Un sourire, quel qu’il soit, suffisait à donner une certaine confiance à la démone, assez pour qu’elle soit toujours sûre d’elle, peu surprise dans n’importe quelle circonstance. De ce qu’elle savait, Gabriel n’était pas à prendre avec des baguettes, et obtenir quoi que ce soit de lui constituait un réel défi, Eris était prévenue et savait déjà qu’il lui donnerait du fil à retordre. Ce démon qu’elle tenait pour l’instant partiellement prisonnier était bien loin d’être comme toutes les proies qu’elle avait jusqu’à maintenant entraîné dans ses filets. Sans doute allait devoir faire preuve de beaucoup de persuasion sensuelle avant d’obtenir de lui quelques faveurs ou autres. Un jeu qui était bien loin d’être celui d’un enfant, une longue partie où se mêleraient sans aucun doute la passion, la sensualité, un soupçon de danger et une pincée de mystère sur les intentions de l’un et de l’autre. Un jeu à la portée des deux envoyés de Satan, divertissement aussi sensuel que chaste, avec et sans arrière-pensées perceptibles, aussi stratégique qu’une partie d’Echec. Ici, qui était la reine qui était le fou ? Qui devrait subir l’échec et mat redouté ? Terrible humiliation pour l’un ou l’autre dans cet affrontement de « qui aura l’autre en premier ? »
Alors qu’elle ondulait dans la foule tel un serpent, elle n’avait pas vu Djimon, son patron, son recruteur, son mentor qui était sortie de sa cachette afin d’observer de son œil lascif le début de la pièce qu’il avait monté, la scène première lui était sans doute prometteuse et les deux personnages principaux auraient sans aucun doute un si bon jeu qu’il ne regretterait pas le scénario perfide et arrangeant qu’il avait engendré. Opposez l’eau avec le feu et vous en tirerez de la vapeur. L’eau éteint le feu, mais le feu peut faire disparaître l’eau. Deux éléments opposés qui associés peuvent provoquer d’autres réactions, amalgame chimique intéressant n’est ce pas ? Sans doute ce patron de bar qui était bien plus qu’il n’y paraissait avec comprit cela depuis longtemps et de ce fait, avait prit les choses en main pour mener son feu favori à la détentrice de l’eau. Supposition hâtive, mais en existait il seulement d’autres ?

La porte se referma sur eux, laissant les hommes jaloux se poser toutes les questions imaginables et possibles. « Gabriel allait il obtenir les faveurs de la sensuelle danseuse ? », « Allait il parler affaire avec elle ou n’était il là que pour le plaisir ? » Des interrogations qui resteraient sans réponses. Et du côté du salon fermé, de la pseudo-antre de la démone, les deux suppôts de l’Inferno prenaient place dans le canapé de cuir noir pour laisser un lourd silence s’installer ensuite. Quiétude qui finit tout de même par être brisée par la cristalline et suave voix d’Eris. Ravie de le voir, elle l’était, pourquoi, c’était plutôt délicat à expliquer et le silence de son compagnon nocturne n’allait sans doute pas faciliter les choses. Prévisible dans un même temps, mais dans ce temps présent, l’assurance dont ils faisaient preuve en même temps ne s’était pas évanouie, il fallait juste attendre le moment propice pour faire ressortir cette dernière. Du côté d’Eris, la chose était étrange, elle savait qu’elle allait devoir faire preuve de beaucoup de tact, et ne pas se montrer ni impatiente, ni exubérante, elle n’allait pas non plus devoir trop compter sur ses charmes et son regard brûlant, juste s’acharner avec beaucoup de finesse et de pondération. Ce ne serait pas comme d’habitude, cette fois, ce ne serait pas aisé, elle n’aurait pas à attirer le regard pour la soirée, tirer une carte et terminer le tout en beauté dans la chambre de sa victime. Il lui faudrait non seulement attirer le regard, le corps et l’esprit, mais aussi faire capter toute l’attention de son divin démon, le pousser au désir charnel et ne le lui accorder que lorsqu’elle le saurait mordu. Puis entretenir cette incertaine passion jusqu’à ce qu’elle prenne fin, faute de début d’idylle ou de lassitude. L’amour, c’était là bien un sentiment qu’Eris abhorrait totalement, n’était pas ce qui l’avait conduite au crime passionnel ? Inutile de remettre ça sur le tapis, quant à la lassitude, si tout devait devenir calme plat, habitudes et routines, autant partir et pimenter sa vie ailleurs.

Les doigts de la discorde jouèrent un instant avec la chaîne qu’elle avait autour du cou, petit trophée de sa soirée, tandis que son regard se promenait avec légèreté et insouciance sur les murs du petit salon privé. Pour qui voyait cette scène de l’extérieur se serait appliqué à se moquer de ses deux démons qui avaient un air aussi gêné que deux adolescents, parce que l’un habitué à la solitude et que l’autre cherche encore comment charmer le solitaire. Dilemme dilemme…
Et finalement, le regard lagon de la demoiselle au prénom divin se posa sur le visage de son compagnon, détaillant avec un certain enivrement dissimulé les traits de ce dernier, retenant avec une certaine attention ses mimiques auxquelles elle donnerait un nom plus tard, si elle parvenait à le connaître un peu mieux. Et bien qu’elle ne doutât pas de ses capacités, elle pouvait tout de même se permettre la petite hypothèse qu’il ne désire pas la revoir. Et tandis que la main gantée se lève jusqu’au front de son détenteur, celle d’Eris se dirige avec grâce jusqu’à l’une des coupes posées sur la petite table avant de l’attraper et de la porter à ses lèvres aguicheuses et rosées. Une gorgée. Une seule pour prendre contenance peut-être ? Non, La démone était sûre d’elle, et pas le moins du monde intimidée par cet homme, disons tout simplement qu’elle tâtait le terrain, cherchait à comprendre cet homme d’âge mûr par ses traits, ses lèvres et son regard, ce qui était assez difficile puis qu’ils n’étaient pas vraiment face à face. Que désirait Eris à cet instant ? Simplement boire un verre avec ce Gabriel si intriguant ou peut être plus ? Pourtant, sa faim d’étreintes lui semblait avoir été rassasiée ? Son inconscient commençait peut être bien à lui jouer des tours, son esprit s’imaginait peut être déjà le corps à corps charnel qui n’aurait sans doute jamais lieu. Peau contre peau, heat against knell, une longue agonie sous le roulement des hanches et le scellement de deux bouches. Histoire peu naturelle et utopique. Et pourtant, rien sur le visage d’Eris ne pouvait laisser entrevoir de telles pensées. Et tandis que son regard continuait à sonder cet homme bien mystérieux, ses yeux se tournèrent vers elle, lui laissant le loisir de chercher quelque chose dans ces prunelles sombres.
« Moi de même. Excusez cette mine disparate qu’est la mienne ; vous êtes la seule plaisante vue de ma terrible journée. Dites-moi plutôt pourquoi avez vous besoin de calme, ici, dans cette pièce ? Est-ce que quelque chose de primordial doit être avoué de vos lèvres ? ».
Un sourire mi-moqueur, mi-amusé, une lueur de malice au fond des yeux, et finalement, la jeune femme s’installa au fond du canapé, gardant sa tête blonde tournée vers le Démon. Voilà où commençait le jeu, où étaient les limites ? Sans doute n’y en avait il aucune, ce serait à eux de voir au fur et à mesure.

« Vous êtes tout excusé naturellement, si votre journée fut si terrible, alors détendez-vous, n’êtes vous pas là pour cela ? Quant à mon besoin de calme, il vient tout simplement du fait que je n’aime pas avoir du bruit autour de moi lorsque je parle avec quelqu’un, et il me semble tout à fait naturel qu’une personne telle que vous mérite ce genre d’attention. »

Les buts d’Eris, quels étaient ils ? C’était une question qu’elle pouvait bien se poser aussi. Il lui plaisait, c’était une pensée qu’elle connaissait, pourquoi, elle ne pouvait le dire. De plus, ils semblaient si différents… Il n’était pas du genre à s’amuser comme pouvait le faire la jeune femme, trop sérieux, elle ne l’était pas tant, tourmenté quand elle était insouciante. Finalement, elle se leva du canapé, amorça quelques pas dans la pièce avant de faire de nouveau face à sin prisonnier, plongeant son regard malicieux dans le sien.

« Si je devais vous avouer quelque chose Gabriel… Qu’aimeriez vous entendre provenant de mes lèvres ? »

Jouons à un jeu Gabriel… Devine mes pensées et je t’accorderai peut être le droit d’être à toi pour un court temps… Who is the Master, Who is the slave ?
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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Re: One More Time [Gabriel]   Sam 10 Mai - 1:31

Un léger ricanement perla d’entre ses dents. Cette femme – cette fille – cette chose qui ondulait imperceptiblement ses chaires, il ne savait comment la nommer. Et l’audace jaillissant de sa langue et la malice ronronnante de ses yeux sournois lui firent presque oublier sa faiblesse. Ce n’était ni de l’admiration, ni du mépris. Fâcheux serait de décrire le sentiment du démon comme curieux et intrigué. Ce n’était, plutôt que la simple incompréhension, de la fascination à l’état brut. Pas le genre de dandinement capricieux devant une œuvre d’art qu’on ne saurait mesurer, ni les soupirs déçus face à ce qu’on sait supérieur à soi. C’était de la fascination. Incompréhensible. Laide ; diront certains, mérité ; susurreraient les autres. A la manière de la tour de Babel, inconnu des occidentaux, Eris fascinait sans cependant susciter un désir de visite. Gabriel ne savait que trop bien les espoirs évanouis du fantasme apaisé par une réalité médiocre. Ainsi, s’abandonnant quelques instants aux pensées inévitables, il retrouva son calme, disputa l’émoi qu’Eris avait suscité en lui d’une manière si simple et prit l’expression de celui qui sait déjà ; Gabriel ne sait rien, cependant il lui suffisait de faire semblant pour que les autres les croient lucide : aussi mauvais acteur soit-il, ses exagérations étaient toujours vues comme des gestes d’ennui. Il avait tellement vu et vécu et tué et étudié, que plus rien ne l’étonne…
Rires. Légers.
Un jour Stormane avait entendu ces autres débattre sur sa personne. Tellement faux. Il ne savait rien, au point qu’il le savait lui-même.

Peut être était-ce tout simplement une habitude qu’il avait prit de se sous estimer pour mieux se plaindre d’avantage. Tout ceci lui était si hostile et baignant dans une mer de d’odeurs déplaisantes… S’étudier soi-même, se connaître pour mieux comprendre les autres… Foutaise. Il ne veut jamais les comprendre, eux. S’étaient-ils seulement rendu compte de la bassesse de celui qu’ils craignent.

Gabriel est fier de cette tromperie. C’est peut être la seule chose qui lui fasse plaisir. Savoir que ses faiblesses lui appartiennent et même cette Iphigénie pervertie, semblait admirer l’image que le petit peuple de Chicago lui avait gentiment donné. Eris promène ses lèvres sur le rebord de sa coupe de champagne, à la manière d’une sangsue ajustant la veine qu’elle allait pomper. Son regard toujours élevé, comme si elle craignait qui ne disparaisse, avaient la couleur du défi. Du caprice que l’on s’accorde pour oublier un peu l’ennui ou autre chose qui vous démange. Elle a certainement des silences et des secrets ; plus terribles encore peut être…certainement. Et ce n’est que la commissure relevée à la manière des dictateurs, qui rappela à l’ordre Gabriel : ce n’était pas le moment d’étudier la personne. Il songea à ses paroles, en quête d’un sarcasme qui confirmerait son image de conquérant de Babylone. Tantôt par des amitiés, tantôt par des violences… Imprévisible, bestiale, sauvage… Ah ! Si seulement ils savaient à quel point il n’était pas une bête ; ils courraient tous en hurlant d’effrois…ou de rire.
Le temps s’acharnait sur les deux damnés à la manière d’une hache mal aiguisée qui s’efforcerait à scier un os épais avec un grincement terrible et une odeur… un de ces odeurs de squelette déchiqueté et de poudre de chair. Il fallait donc répondre quelque chose.

Il lui fallut bien du temps et des sourires pour qu’il comprenne enfin que la tout de Babel voulait jouer à la conquête. Qui envahira qui ? Quelles terres cèderont en premier ? Elle serait bien déçue par les siennes…songeait le moindre, soutenant toujours cet air confiant qui atteignait le paroxysme de son paradoxe. Il lui fallut aussi du temps pour qu’il comprenne qu’Eris voulait de lui quelque chose qu’il ne voulait pas des autres. Il savait bien que toute cette danse prénuptiale, cette main qui s’aventura jadis dans les plis discrets de sa chemise pour l’attirer ici n’avaient rien d’anodin mais il avait été bien trop fasciné par elle pour tenter de comprendre son comportement si peu mystérieux dont les apparences n’étaient que des larges marécages ; sables-mouvants prêt à engloutir la victime vers les vérités. C’était ainsi qu’il la voyait maintenant. Tour de Babel, renié par la Bible et déshonoré, elle restait cependant le centre de tout – du monde mauvais ? – de la démesure et des légendes. Ainsi, si son comportement laissait peu de coins sombres, son être en revanche était tout baigné et parfumé de secrets – douloureux ou pas, peu importe. Cela a la même odeur de décadence. Et maintenant qu’elle s’était effondrée, les ruines qui gémissent près d’Irak, son à son image. Eris, les sables mouvants… Quelle idée stupide, quelle métaphore grotesque, quelle pensée indigne d’une bête qu’était Gabriel. Même son nom est une fourberie. Ses folies comparatives s’estompèrent. Il se concentra sur ce qu’il allait dire…

- « Une personne telle que moi ? Vous feriez jaillir de vos lèvres quelques prières charmantes pour quelque tel que moi ? »
Flatté ? Pas le moins du monde. Le rythme hilarant sur lequel il faisait danser ses mots ne laissaient aucun doute. Il aurait éclaté de rire s’il n’avait pas trouvé le canapé si confortable. Il se moquait. Le charme de jadis, la sorcellerie enivrante du charme qui dura un certain temps fut brisé en un rien de temps. Il n’avait aucune grâce. Tout ce qu’on pouvait lui accorder était des syllabes bien choisies et bien prononcés tel un César revenu après sa mort pour livrer un discours de vengeance.
- « Tel que moi ? Parce qu’il y a n’a d’autres ?… »
Jouer la carte de l’égocentrisme.

Il n’y a personne comme Gabriel Stormane. Personne ne fut jamais aussi mal comprit, mal interprété. A cet instant là il pestait contre lui-même, une part de lui agonissant sous les bubons de la faiblesse.
- « Vos lèvres, si rosés, si délicates et si inhumaines qu’elle fussent, ne peuvent rien m’offrir que j’ai n’ai déjà eut. Et s’il s’avérèrent que vous possédez en vous l’ultime divertissement des vieux diables, je n’en veux point. Je suis tellement habitué à mon ennui que je le chéris plus que ma vie… ; j’avoue que ce n’est pas très difficile »

Tout est plus doux et aimable que la vie de Gabriel.
Un long soupir. Pas de ceux exaspérés et ignobles. Une expiration longue et méthodique pour se calmer. Oh ! Comme il avait envie de s’en aller ! Comme il avait peur et cependant trop habitué à cette confiance permanente, il ne pouvait s’empêcher de tenir la note aiguë de sa moquerie !
- « Mais vos lèvres cachent votre langue et la langue une pensé. Je m’y intéresserais éventuellement. Quels rapports entraînez-vous avec Mr Huston, votre patron n’est pas ? »
La paranoïa le saisissait. Ce changement de comportement, si violent, passant des excuses charmantes à un questionnaire violent lui donnait un air aberrant. L’angoisse le saisissait à la gorge, puis laissait ses doigts perfides caresser les œdèmes pour prendre après une courte guérison. Cela faisait une semaine qu’il avait été rabaissé au rang d’humain… Ou élevé ? Car malgré cette sensation désagréable de peur, l’humanité lui souriait de pleine dents.

Djimon Huston ; il allait payer chère cette entrevue dangereuse. Espérait-il vraiment que Gabriel allait récolter des donnés à la manière d’un robot, ou voulait-il seulement se divertir en imaginant Gabriel diverti à son insu.
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