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 Gabriel Stormane

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Gabriel Stormane
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MessageSujet: Gabriel Stormane   Sam 26 Avr - 23:33

• Fiche d'Identité

Nom : Stormane
Prénom(s) : Gabriel
Surnom(s) : /
Date de naissance : 28 Decembre 1922
Age : 86 ans.
Lieu de naissance : Chicago.
Nationalité : Américaine.
Statut / Occupation : C’est un méchant. Il n’a pas d’occupation particulière même si se lamenter sur son sort et fuir les conflits lui va assez bien.


• Profil psychologique et physique

Caractère :
D’un tempérament faible et plaintif, Gabriel a cependant été éduqué comme un être sanglant et la dureté de son parcours a réussit à jeter un voile de pouvoirs transparent sur sa mollesse naturelle.
C’est donc par la dure besogne que ce démon devint cruel, sanglant et amené, petit à petit, à savourer ses crimes. A cause de son pouvoir, il dû apprendre très jeune à maîtriser non seulement celui-ci mais également ses émotions. Les dissimuler n’était pas assez, il fallait les faire disparaître. Ainsi les sentiments faibles qui le déconcentraient et lui donnait un air humain furent éradiqués à jamais de son cerveau. Compassion, galanterie gratuite mais également comportement bestial inutile devaient disparaître pour plus de sécurité. Car en effet, son pouvoir indomptable le rendait dangereux au moindre sentiment fort. Ainsi, pendant de nombreuses années il s’est étudié et s’est instauré de nombreuses limites à ne pas franchir.
Et lorsqu’il sent que cette petite prison en papier qu’il s’est consciencieusement construite pour ne pas sortir de ses gonds, va brûler d’un instant à l’autre, Gabriel s’enfuit. Jusqu’ici il n’a fait qu’éviter par des ruses des situations trop compliquées et des trop grands conflits. Ne voulant pas mettre en danger sa petite personne, il a conscience de sa lâcheté sans précédent.

Cette couardise si atypique de la race démoniaque, il sait la dissimuler mieux que personne. Ses plaisanteries osées et son air important qu’il entretient avec soin l’ont enveloppés dans une autre couche crasseuse de mensonge. Celle de vestiges heureux de son père. William Stormane était un démon dont la réputation quasi mondiale, donna la même image à son fils. Dit Cruel et Sadique, Gabriel est craint comme le diable, craint comme son père, peut être même plus car les rumeurs veulent justifier cette discrétion de sa part comme un investissement plus intense dans ses crimes. Psychopathe et dangereux… bien que sceptique au début, Gabriel finit par interpréter à la perfection ce rôle qu’on voulait lui absolument lui accorder, jusqu’à s’y perdre.

C’est donc une dualité parfaite qui anime cet être, d’autant plus qu’il n’est qu’à moitié démon.


Défaut dominant: Gabriel fuit bien souvent les conflits. Cependant, son caractère très changeant révèle pratiquement de la double personnalité car son tempérament apeuré peut-être très bien être remplacer l’espace de quelques minutes par une témérité inconsciente et une prise de risque inutile.
Qualité dominante: Sa ruse et son caractère manipulateur est sa seule qualité qui lui permette de survire en toute tranquillité. Gabriel en a conscience et sait qu’il peut compter ses fourberies en cas de soucis.

Apparence physique :
Cheveux noirs, regard sombre, rien de très particulier si nous sélectionnons les éléments un à un. Ce n'est que lorsque sa peau livide - dû à ses nombreuses années de réclusion et une régénération constante - se marrie avec ses iris aussi noirs que ses pupilles le tout encadré de cheveux brillant de part leur sombre couleur, que son allure devient inquiétante. Sa fine bouche est à peine visible et ses lèvres souvent violettes à cause d'une mauvaise circulation sanguine, laissent parfois entrevoir des dents saillantes sans pour autant être vampiriques. Sa carrure imposante est tout le temps droite, son regard toujours figé et calculateur lorsque le besoin se présente et son expression est impassible lorsqu'il ne parle et ne tue.
Mais ses vêtements stricts et ses grandes mains cachent un corps assez maigre, sur les os duquel les muscles sont sculptés à la manière d'une ébauche de statue.

• Histoire

Au commencement :

William Stormane était soit craint soit haït. Un personnage qui ne laissait indifférent personne. Habitant de la terre bien avant la fusion des deux mondes en 1920, il était originaire de Danemark et était venu faire valoir son autorité aux USA vers la fin du XVIIème siècle. Très vite, installé à Chicago il acquit une notoriété pour ses massacres et devint intouchable pendant de nombreuses années, s’entourant de personnes puissantes et de confiance, du moins qui ne pouvait le trahir car son arme, à part sa constante envie d'anéantissement, était la menace de la mort sociale (ou non). Les politiques, ainsi que certains démons silencieux, trouvaient en lui également un dirigeant parfait car il savait comment les amadouer. Cette influence était cependant accompagnée de nombreux ennemis, évidemment. Mais rien ne semblait assez fort pour pouvoir l’arrêter.
La cause de toute cette puissance était son pouvoir, extrêmement rare mais également très bien maîtrisé. L’absorption d’énergie et de pouvoirs n’avait plus de secret pour Stormane et ce pouvoir si unique et considéré comme noble parmi la bourgeoisie démoniaque lui était transmit par son père et il songea en faire de même. Une magnifique progéniture qui pourrait accroître bien d’avantage. sa puissance et sa renommée

Son erreur fut de choisir une humaine. Cécile Danceny était une femme qui n’avait plus rien à perdre et qui avait fait promettre au démon une vengeance en l’échange de son corps. William ne voulait pas abuser d’une jeune fille au risque qu’elle mette fin à ses jours, avec son enfant, ainsi accepta-t-il, ne prenant pas le risque de s’aventurer avec une puissante démone qui pourrait le manipuler. Cécile était faible moralement et son être noir et sombre, le fait qu’elle vende son âme au diable si facilement lui avaient énormément plu. Jamais il ne pensa que Gabriel héritera de sa langueur, de sa constante fatigue et sa repoussante lâcheté.
Si ce n’était que ça le problème, William aurait pu épargner la vie de la pauvrette. Mais elle enfanta de quelqu’un qui, non seulement faible moralement, se révéla incapable de gérer ses pouvoirs hérités que partiellement, à cause de sa nature hybride et incomplète. Ainsi, le vieux démon acheva la mère oubliant la vengeance qu’il avait promis jadis, tentant de se consacrer totalement à son fils.
Gabriel, si la maîtrise de son pouvoir lui provoquait une douleur intense, il n’en demeurait pas moins énervant et capricieux. Il lui fallait constamment des domestiques à ses pieds et des soins bien trop humains. Etant donné que l’enfant absorbait les pouvoirs des démons et des pactisans, William se vit contraint d’éloigner ses amis de sa maison et bientôt, la demeure devint froide et il n’y avait plus que des larbins humains que le démon méprisait plus que tout… non, pas plus que son fils.

Le déclic se produit un soir d’automne, Gabriel n’avait pas dix ans qu’il avait déjà détruit la moitié de l’empire d’influence que William avait mit tant de temps à construire. Beaucoup l’évitaient, voyant qu’il perdait son calme de plus en plus souvent. Ainsi décida-t-il de réveiller l’instinct bestial dans sa progéniture, l’emmenant avec lui pour un petit assassinat de routine. Le résultat fut tout autre… ce n’est pas sa mollesse que Gabriel perdu, c’est tout son bon sens. Son pouvoirs d’absorption devint trop puissant pour que William le maîtrise car jusqu’ici c’était son père qui se chargeait de calmer ses crises mais ce soir là, le jeune démon fut bien trop puissant et manqua d’assassiner le veux Stormane - que tout le monde craignait- et qui se laissa entraîné dans cette décadence superficielle. Il suffisait pourtant de tuer ou d’éloigner l’enfant.
Il n’eut pas besoin de le faire car peu après cet incident, Gabriel ne parla et ne regarda plus jamais son père dans les yeux, allant se réfugier dans les sous-sols du manoir familial. Ce furent bien des drames et des cris qui suivirent. Gabriel n’arrivait plus à se maîtriser et contrairement au pouvoir de William, gardait pendant une longue période les puissances volées qui bien souvent se retournaient contre lui. Brûlé, noyé, empoisonné ou se retrouvant avec les pensées de toute la ville dans sa tête, amplifiant en plus ces capacités dérobées, ce furent dix ans de fléau incessant qui s’écroulèrent ainsi. Jusqu’à retrouver une relative maîtrise de soi.


• Relations
Voir Diary.


• PouvoirsLe pouvoir initial que son père lui transmit est l’absorption d’énergie ainsi que de capacités surnaturelles. Cependant, étant à demi-démon, Gabriel se voyait dans l’incapacité de contrôler ce pouvoir extrèmement puissant.

Contrairement à son père qui pouvait se débarasser d’un pouvoir absorber s’il était trop faible ou inutile, Gabriel gardait (et garde toujours) en lui une quantité énorme de pouvoirs. Cependant ces derniers sont inhibés et stoppées par un traitement qu’il prend (voir histoire).

Si jamais il arrête de prendre ces médicaments ou s’il en prend une trop grande quantité il risque de voir dérégler les trois pouvoirs qu’il a actuellement et qu’il a gardé éveillé contrairement à tous les autres.

Pyrokinésie – Contôle des Peurs – Télékinésie.


[plus tard dans l’histoire il perdera ces pouvoirs et abtiendra Havoc. La capacité de créer le vide n’importe où, dans n’importe qui. (ex : dans un mur, dans un main, dans un cerveau). Cette capacité crée le vide et repousse toute les matières qui l’entoure. Comme une boule d’air impossible à pénétrer !]


• Hors Jeu

Personnalité de l'avatar : Keanu Reeves
Joueur ou joueuse : Hermaphrodite, sans aucun doute.
Comment avez-vous connu le forum : En vendant mon corps.
Commentaires ? : rien rien...


Dernière édition par Gabriel Stormane le Lun 11 Aoû - 21:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Gabriel Stormane   Jeu 1 Mai - 2:53

Anecdote(s) de l'enfance :

FIRST :
Les yeux plissés virent au rouge, se gonflent de sang.

William, les lèvres pincées, s’avance et va poser ses mains sur les épaules du monstre. Son monstre. Gabriel gémit, il brûle. Il brûle de douleur, il brûle au touché de son père. L’enfant déteste ce grand homme, le seul qui puisse calmer ses douleurs, le seul qui s’approche de lui sans ce brin d’horreur méprisante dans la pupille.
- « Gabriel, je voudrai te présenter quelqu’un, il va t’aider… »
William inhibe les pouvoirs de Gabriel. Ce dernier se calme, son corps ne brûle plus sous l’effet d’un feu incontrôlable jaillissant de ses mains. Mais le monstre a mal ; la main de son père est toujours sur son épaule. Il bouge un peu, tente de se décaler mais le parent sert avec plus de force. Il ne le lâchera pas. C’est son enfant après tout.
Hier encore trois domestiques sont morts. Gabriel se tenait debout sur les cadavres, debout sur leurs poussières, et la lune lui criait ses louanges. La vieille maison est vide. Hier encore des domestiques se sont enfuis. William souriait avec mépris lorsqu’il était question de ses abandons mais ses pensées ne mentaient pas… cela fait des années que plus personne ne vient ici et la réputation du vieux Stormane est devenue plus sombre. Il n’a plus beaucoup d’actions dans la politique et le monde financier est sceptique quant à ses investissements. Plutôt faire faillite qu’accepter de l’argent de ce vampire… William ne sourit qu’en présence de son fils. Gabriel tue l’avarice, il danse sur la dépouille de toutes les idées reçues mais n’en tire aucun plaisir. Quand arrêtera-t-il de brûler et absorber l’énergie de toute créature, les pouvoirs de tout démon ainsi que son propre calme.
Il aimerait rire mais la douleur arrivait et elle tenait toujours ses promesses. L’enfant gronde et ce n’est pas un bruit qui devrait venir d’une jeune gorge de 14 ans. Mais sa puissance se retourne encore une fois contre lui et la pyrokinésie se fait un plaisir de consommer le bout de ses doigts. On ne s’habitue jamais à ce genre de douleur.
- « Le Docteur Druchenko est un de mes vieux collaborateurs… » Veux-tu que je le tue aussi ? Ricane avec peine la pensé confuse de l’enfant. « Il sera capable de calmer un peu tes crises et supprimer quelque uns de tes … capacités. »
La porte s’ouvre. Il y avait comme du miel sur du métal dans l’air, une douce odeur aigre de mauvais savon. Comme un souffle, comme un vent d’orage, la créature vient glisser devant lui, et lui fait face en silence. C’est un grand homme livide. On jurerait un vampire et l’enfant le contemple pendant quelques secondes avant de replonger son regard dans sa mélancolie.
- « Lorsque je respire, du poison sort de mes poumons vous savez. Vous ne devriez pas rester si près… »
William sort et la porte claque. Gabriel tressaillit de joie de voir cet homme qu’il appelle père s’éloigner… il y a peut-être plus que ça. Une main glacé vient se glisser sur sa joue et le forcer à tourner la tête pour dévoiler son coup. Il essaye de résister. C’est un vampire ! Il va le mordre.
- « Je suis le Docteur Druchenko, Gabriel. Et tu ne pourras pas te débarrasser de moi si facilement. Vois-tu, lorsque je serais près de toi, tu seras faible et vulnérable mais ne t’inquiète pas, je te protégerais. »
Aussi loin qu’il s’en souvienne, ce fut la plus longue réplique de Druchenko. Mais il y avait cet air mystérieux et ce demi-sourire doux et faible qui remplaçaient tous les mots.

Peu après il commença ses recherches pour trouver un médicament affin d’inhiber complètement les pouvoirs de Gabriel. Son point de départ était son propre pouvoir car aussi fort, ancien ou doué que l’on soit, au contact du docteur, tous les pouvoirs surnaturels disparaissaient pour quelques heures. Ceux de Gabriel aussi, de même que sa langueur. William voyait déjà son autorité restaurée et une relation parfaite avec son fils mais tous ses efforts envers Gabriel étaient vains ; il tremblait et maudissait à la vue de son père, plissant les yeux avec dédain lorsqu’il posait une main sur son épaule.

SECOND :

1938. La Guerre menace en Europe, les temps sont difficiles mais dans le manoir Stormane tout va pour le mieux.
- « As-tu prix tes médicaments aujourd’hui, Gabriel ? » Chuchote avec lenteur le docteur Druchenko alors qu’entre ses fins doigts livides des fioles vides se remplissent lentement.
Monté sur la table de travail du médecin, le démon balance ses jambes à la manière d’un enfant. Au fond, il n’est rien d’autre qu’un chiot mais… seize ans c’est suffisant pour son père qui avait déjà prévu sa nouvelle entrée dans le monde publique aux côtés de son fils.
- « Tu ne veux pas mentir et dire à William que je ne suis pas encore tout à fait maîtrisable ? » Suggéra avec timidité l’archange ; temps de révolte, adolescence acquise. Gabriel n’appelle son père que par son prénom.
- « Il serait temps pour toi que tu acceptes les décisions de ton père. Il t’aime plus que tout… »
- « Non. » Le mot vola dans les airs, claqua sur les vieux murs huileux et le démon se tenait droit, énervé et frustré. « Il aime le fils, le descendant de Stormane ! »
- « C’est ridicule. » Le docteur laisse voir son mécontentement. Il gronde.
- « Ma mère était humaine, je n’ai rien à voir avec lui. » La voix monte. Le fil tendu de son âme menace au bord de ses yeux humides.
Druchenko tressaillit lorsque le démon se précipite vers lui et il le coller au mur avec violence.
- « Il pourrait nous entendre. » Grinça le médecin, tentant de se dégager de l’emprise de l’enfant.
Gabriel serre plus sort, frappe la poitrine de son docteur qui laisse tomber sa fiole dans un fracas infernal. Cela faisait longtemps que ces yeux démoniaques ne s’étaient pas plissé, virant au rouge, se gonflant de sang.
Le médecin tremble.
- « Tu as peur… ? » Souffle Gabriel avec effrois. « En faite… tu es comme les autres. Je n’étais qu’un chien sauvage à étudier et tu as fait semblant de ne pas avoir peur mais tu tremble comme tous ceux qui me voyaient hurler de douleur il y a trois ans. »
L’adolescent recule avec violence, cherche où poser son regard plein de mépris.
- « J’aurais préféré qu’on soit resté comme avant… » Murmura l’enfant comme pour soi-même. « Lorsque tu n’avais pas encore mit ton corps dans ces pilules et je glissais mes mains sur ta peau pour calmer mes pouvoirs douloureux. » Relavant son regard, il maudit de son souffle, hurle avec son âme. Gabriel est bien trop sentimental pour un démon… « Le monstre ici… c’est toi. »
Tel une scène de mauvais filme, un mélodrame, rien de plus, Gabriel quitte la pièce avec empressement, maudit son existence et ses désirs. Rien qu’une fois, une dernière fois il aimerait que Druchenko lui accorde une caresse. Maintenant qu’il y pense … il ne sait même pas son prénom.

Le lendemain matin la pièce qui avait servi de laboratoire avait comme une odeur d’abandon. Plus de miel sur du métal, plus de mauvais savon…
- « Aujourd’hui on part en Europe. » Déclara la voix calme de William qui était assis à la place habituelle du docteur. « Druchenko a dit qu’il lui fallait du calme pour élaborer le remède final pour toi, en attendant, tu prendras les médicaments habituels qui seront fabriqués par un médecin usuel... »
Pourquoi ? Hurlait la gorge de Gabriel sans pour autant qu’un son en sorte. Un long frisson parcourut son corps et il se laissa faire. Une main chaleureuse et paternelle se posa sur son épaule et ils partirent en France sans que le jeune démon puisse trouver la force de s’y opposer.





Anecdote(s) de l'adolescence :

THIRD :

Il se souvient avoir pris le temps de contempler le visage blanc, pas vraiment effrayé, il n’y avait pas de quoi, pas vraiment. Les traits fins et lisses, la peau diaphane, les immenses yeux de cendres, cernés de profondes marques sombres, comme un mauvais maquillage au crayon grossier.
Elle ne l’a pas repoussé. Parce qu’il n’y a pas d’indifférence pour un être tel que ce monstre, parce qu’il n’y a pas de demi sentiment. Parce qu’elle ne pouvait ni le soumettre, ni se rendre, ni le haïr.

Alors, elle devait l’aimer.

Evidemment.

1940 – France

Elle ne criait pas. Elle n’a jamais crié. Jane, la jeune juive que William avait choisit pour tenir compagnie à son fils serrait les dents sur son esprit – ou ce qu’il en restait - à la vue de Gabriel. Il ne pouvait pas dire s’il avait souffert plus qu’elle. Elle ne pouvait pas vraiment accepter qu’il avait souffert moins et leurs silences s’entremêlaient et se rencontraient dans des caresses timides d’enfants maudit. Gabriel ne lui avait jamais demandé ce qui s’était passé avant. Avant lui. Jane se taisait et écoutait ce qu’il avait à dire puis lorsqu’elle sortait de sa chambre et que le vieux William souriait avec contentement, certain qu’ils avaient couché ensemble, elle lui accordait une demi-grimace dégoûtée comme réponse.

- « Je ne suis pas comme lui. » Répétait sans cesse Gabriel. » D’ailleurs, depuis un an Jane s’était rendu compte que malgré les longs monologues du jeune démon, elle ne savait pas vraiment grand chose sur lui. Il ne parlait que son père et de sa colère.
- « Pourquoi le hait-tu ? » La question claqua comme une insulte, allant se réfugier dans les arbres d’automne. Le sud de la France était magnifique. La Guerre était à son apogée. Gabriel ne répondit pas. « Tu n’es pas comme lui, je peux le dire. »
Ce fut comme du miel sur sabre. Sucré, froid, dangereux mais doux. C’était la même sensation qu’avec le médecin à la peau livide. Un beau matin Gabriel ne se rappelait plus de son nom, ou le prétendait-il seulement ?
- « Es-ce que tu m’abandonneras ? Aussi. »
- « Je n’ai nulle part où aller… »
- « Même si je devenais quelqu’un d’affreux, comme mon père ? Sans morale, égoïste, pensant qu’à sa gloire… tu seras toujours avec moi ? »
- « Oui. »
- « Pourtant… je ne t’aime pas. Je ne pense pas qu’un jour je t’aimerais. »
- « Mais peut être… »
- « Non, j’ai déjà quelqu’un dans mon cœur et pour ne pas gâcher ce sentiments, je vais oublier que je l’ai. Mais peut-être… »
- « Tu es déjà amoureux ?… »
- « Non, pas vraiment. Ce n’est pas un amour d’attirance, ni une romance au clair de la lune c’est juste… »
- « Juste ?… »
- « Sa peau. Je me rappelle sa peau. »
- « Et rien d’autre ? »
Gabriel resta figé, interdit.
- « Mon père a effacé ma mémoire… j’en suis certain. »
- « Les souvenirs de cette personne ? »

Le silence retomba. Il n’y avait que les bruits du vent et des ombres qui dansaient dessus.
- « Ma mère était humaine. » Repris-t-il lorsque le soleil devint rosé, à l’horizon.
- « Elle est morte ? »
- « Je sais que mon père l’a tué mais… » Un court silence d’horreur entoura Jane. « Je me demande pourquoi il n’a pas effacé les autres souvenirs, car je l’ai toujours hait. »
- « Peut être… peut-être il ne le sait pas car après tout, aussi horrible qu’il soit, il semble t’aimer. »
- « Je devais vraiment aimer cette personne pour qu’il ose effacer la mémoire de son cher fils. Je me demande quel genre de fille c’était… »

Jane soupira.


Dernière édition par Gabriel Stormane le Lun 11 Aoû - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gabriel Stormane   Lun 11 Aoû - 18:47

FORTH :

Il se perd dans les vapeurs douces des ombres glacées. Ses coups de reins mécaniques, calculés n’y feront rien. Il est vaincu d’avance. La peau blanche et vierge l’entoure et le serre, les reins trop maigres l’appellent, le supplient, obéis-moi. Jane crie son plaisir. Elle ne criait jamais pourtant. Et le démon oublie dans son sein le peu d’humanité qu’il lui restait.

Druchenko avait mentit. Il n’avait pas tremblé de peur. Il avait également débité une théorie invraisemblable à William Stormane comme quoi sa mémoire depuis trois ans devait être effacée et surtout sa présence, pour que les médicaments fonctionnement mieux.
- « Ce qui serait encore mieux c’est lui trouver une fille. Plus tôt il commencera sa vie sexuelle, plus efficace seront les médicaments. Quant à moi je vais me retirer pour travailler sur le traitement final. Un petit voyage à l’étranger ne lui fera pas de mal »

William avait suivit les ordres sans attendre et aujourd’hui il voyait les résultants. Gabriel était devenu insensible et froid. Maîtrisant plutôt bien ses pouvoirs et ayant acquis une envie de détruire de plus en plus forte avec le travail et l’entraînement quotidien que son père lui avait préparé. Le vieux démon voulait éloigner Jane, pour qu’il n’ait pas de présence humaine près de Gabriel, enfin de l’endurcir encore plus et lui faire oublier la nature de la mère mais la jeune fille avait tenu tête et avait déclaré devoir tenir une promesse qu’elle avait fait avec Gabriel. « Même si je devenais quelqu’un d’affreux, comme mon père ? Sans morale, égoïste, pensant qu’à sa gloire… tu seras toujours avec moi ? »

FIFTH :

1950 – Chicago.

- « Gabriel. GABRIEL. S’il te plait, s’il te plait, s’il te plait. »

Jane pleure. Il ne l’a jamais vraiment vu pleurer. Lorsqu’il entendait ses hoquets de douleurs il rampait toujours plus loin, pour ne pas la regarder, ne pas l’entendre. Elle s’agrippe à lui comme un servante abandonné. Elle a les cheveux gris, elle a les chveux brins. Elle semble vieille soudain. Du bas de ses 28 hivers en companie d’un monstre, elle n’est qu’une lippe gluante implorant le pardon.

Pourquoi au juste ? Elle n’a rien fait.

Gabriel le sait.

- « Non. NON. NON ! Gabriel je ferais tout, ne t’en vas pas, je mourrai, je me mordrais la langue, je me piétinerais jusqu’à ce que ma chair coule entre les planches de bois mais ne le tue pas ! Je t’en supplie… »
Elle grimace. Elle est laide. Les larmes coulent entre ses rides exacerbées, les perles de sueur jouent sur ses cils.

Le démon sort et la porte claque comme une sentance. Jane pousse un cris long, sans fin, comme si sa gorge était en feu… non, ce n’est pas une douleur physique. Gabriel ne peut pas vraiment dire qu’elle a souffert moins que lui.
Les domestiques la plaquent au lit, il l’entend se débattre, griffer, tomber et implorer. Criant son nom, implorant d’épargner l’enfant.

Dans les bras de Gabriel, son fils dort. Il a pleuré un peu puis s’est calmé. Les cris de sa mère ne lui font rien… au fond, peu importe. Il va mourir.
- « Je vais le faire Gabriel. » Gronde la voix de William.
L’archange grimace et frisonne. Il crie et pleure en silence. Pourquoi au juste faut-il le tuer.
- « Il est à un quart démon, s’il hérite de notre pouvoir, il lui sera impossible de le maîtriser… »
Mais il y a les médicaments et puis, je l’aiderai. Je l’aiderai.
- « Ne sois pas sentimental. »
Le monstre ici, c’est toi. Moi ?
- « Il ne les maîtrisera pas… »
Foutaises. Je sais pourquoi tu veux sa mort.
- « Faites taire la mère !!!!! » Hurla William vers la porte derrière laquelle Jane continuait de hurler.
- « Je vais le faire. »
- « Je viens avec toi. »
- « Tu ne me fais pas confiance, père ? » Se moqua Gabriel en lui jetant un regard de mépris.
Les larmes menacent. Enfuis-toi.

Gabriel commença à descendre les grands escaliers du manoir. Il fallait abandonner son humanité. Cela faisait bien trop mal… cela n’apporte rien.


Jane avait tenu sa promesse. Cependant elle était devenue une simple domestique et ne parlait avec Gabriel qu’occasionnellement. Les années qui suivrent furent les plus glorieuses pour William Stormane qui s’était éteint à un âge inconnu, le 15 juillet 1991, assassiné par la BSS. Pour des raisons inconnues, Gabriel ne fut pas menacé par cette organisation.

L’existence des démons ayant été rendue publique, Gabriel s’installa définitivement à Chicago, après avoir renvoyé presque tous ses domestiques. Les quatre habitants du manoir étaient alors Jane, Lief – le major d’homme, et Renaud son comptable. Plus tard Megalyn Kane viendra s’y installer.




Anecdote(s) de la vie actuelle :

SIXTH :

2001 - Chicago, Manoir Stormane.


- « Les affaires vont très bien Monsieur Stormane. Votre réapparition publique est pour bientôt, je vais donc commencer les préparatifs. Brown & Fils seront très contents de déclarer tous les grands investissements que vous avez faits jusqu’ici. J’ai entendu des rumeurs selon les quels leurs dernières ventes ont été mauvaises alors ils voudront sûrement vous flatter. Néanmoins je reverrais leur discours. Pour ce qui est de l’agence immobilière Lloyd, ils sont prêt à vous vendre 51% de leurs actions à condition que vous ne tenterez pas de coup bas. Je leur ait dit que vous serez vexé de cette supposition alors vous ferez comme si je n’ai rien dit. »
Un rire gras sortit de la gorge de Renaud et Gabriel afficha un sourire modeste pour toute réponse.
- « Pour les mauvaises nouvelles, l’agence détective n’a toujours rien trouvé sur cet homme, Druchenko. Ils disent ne pas avoir assez d’information. »
- « Que veulent-ils de plus ? Leurs honoraires sont énormes mais leur efficacité est merdique. » Gronda le démon avec colère.
- « C’est bien vous, sur les photos que vous avez fournis. Alors ils sont assez sceptiques car vous ne voulez pas vous faire interoger… »
- « Mais puisque je dis que je me rappelle de rien. Ce gars est dans le laboratoire avec moi, c’est sans aucun doute lui qui a élaboré les médicaments que je prends, ou alors il sait quelque chose ! Je ne paye pas ces détectives pour qu’ils soient sceptiques ! »
- « Mais c’est étrange que vous ne vous rappeliez pas… »
- « Je n’y peux rien, plus d’un demi-siècle est passé. Je ne devais pas être très ami avec. »
- « Pourtant sur les photos… »
- « Arrêtez de me faire chier. »

Renaud se tut et ramassa les documents étalés sur le bureau. Puis lorsque Gabriel sembla oublier son irritation, le comptable reprit.
- « Mlle Kane arrivera aujourd’hui. Il est vrai que vous et son père étaient des amis ? »
- « Qui vous a dit de telles choses ? » Le sourcil gauche de Gabriel le leva avec étonnement.
- « Des rumeurs. Mile Drowsen en a encore fait des siennes. » Rires.
- « Il serait temps pour ce chieur de crever comme un chien. »
- « Je ne vous le fais pas dire. » Un court temps de rangement puis il reprit. « Puis-je vous poser une question ? »
- « C’en est déjà une. Contez. » Un rire moquer sortit de ces lèvres.
- « Après tant d’années de silence et de discrétion, au point que William Stormane votre père était devenu une légende à laquelle on ne croyait qu’à moitié, pourquoi avoir décidé d’entrer dans la vie publique ? »
- « Si j’avais plus de comptable je vous arracherai la tête pour cette question. Mais soit ; une des premières raisons est ce Druchenko. S’il est vivant et me voit avec tout plein de fric entrain d’acheter des compagnies comme des petits pains, il me fera savoir qu’il est vivant sans aucun doute. La deuxième raison est un secret que même une tombe fidèle comme toi, ne devrait pas savoir. »



All I ever wanted
All I ever needed
Is here in my arms
Words are very unnecessary
They can only do harm

Enjoy the silence


NOTES:
*gabriel n'a pas tué son enfant
*la seconde raison pour devenir célèbre et celle de se rapprocher pacifiquement de la BSS et de savoir le motif pour lequel ils ont tué William.
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